21 septembre 1916 – Accident sur la route d’Istres

Portrait de Laurent Latil
(photo personnelle)
Portrait de Laurent Latil (photo personnelle)

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Réclamation LATIL Laurent, entrepreneur de travaux publics, à Miramas

 
    M. LATIL Laurent, entrepreneur de travaux publics, à Miramas, indique, dans une lettre qu’il a adressée à mon Administration le 21 septembre 1916, qu’un de ses attelages, effrayé par le passage d’un train, est tombé dans le fossé du chemin de grande communication n°3, entre Miramas et Istres, au point kilométrique 22.400, d’où le cheval n’a pu être retiré que mort et le tombereau ayant subi diverses dégradations, M. LATIL rejette la responsabilité de l’accident sur l’Administration et évalue à 2.100 francs le dommage subi de ce fait.


    Saisi de la question, M. l’Agent voyer en chef fait connaitre que le fossé du chemin de grande communication n°3 a, depuis de longues années, une profondeur anormale puisqu’elle dépasse 2 mètres et qu’il avait été ainsi approfondi par le service des Ponts et Chaussées, avant le déclassement de la route, pour permettre l’écoulement vers Istres des eaux de l’agglomération de Miramas-Gare, dans une certaine mesure, au danger qui en résulterait pour la circulation, au moyen d’un bourrelet de terre avec revêtement en pierres du côté de la chaussée, sauf sur une longueur de 20 mètres environ où sont seulement six bornes et deux arbres n’offrant pas une protection suffisante.


    M. l’Agent voyer en chef fait remarquer, que si le charretier avait conservé son sang-froid l’accident eût, sans doute, été moins grave.


    Quoi qu’il en soit, ce fonctionnaire a donné des instructions pour faire cesser la solution de continuité présentée par le bourrelet en attendant de pouvoir procéder à la couverture complète du fossé sur tout le parcours où il offre une profondeur inusitée, travail qui serait définitif mais qui coûtera fort cher et dont la commune de Miramas prendrait une partie à sa charge.


    Après discussion, M. LATIL ayant accepté l’indemnité de 1.500 francs que M. l’Agent voyer en chef demande de lui allouer pour tous les dégâts subis, j’ai l’honneur de soumettre cette affaire au Conseil Général en lui demandant de bien vouloir inscrire un crédit d’égale somme au budget supplémentaire de 1917, sous la rubrique : « Indemnité pour dommage à M. LATIL Laurent, à Miramas. »

Rapports et délibérations du Conseil général du département des Bouches-du-Rhône, Marseille, 1916.

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