Les paroisses du diocèse d’Aix

Article « Miramas » tiré du livre Les paroisses du diocèse d’Aix. Leurs souvenirs et leurs monuments. Tome II : paroisses de l’ancien diocèse d’Arles, par l’abbé M. Constantin, curé de Rognes, Aix 1898.
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MIRAMAS LE HAUT
Miramare
 
Fièrement campé sur une éminence, à l’entrée de la Crau, et défendu par des murailles féodales, le vieux Miramas jouit d’une vue superbe sur l’étang de Berre. C’est de la beauté du panorama qu’il a tiré son nom qu’on retrouve souvent assigné aux lieux d’où l’on découvre un large horizon maritime.
Le castrum, que les Romains avaient peut-être fondé, fut bâti, après les invasions sarrasines, par les premiers seigneurs de la maison des Baux. Au XIème siècle, l’un d’eux, probablement Guillaume Ier, le vaillant croisé qui dota généreusement plusieurs monastères, en fit don à l’abbaye de Montmajour, se réservant la suzeraineté. Mais ces successeurs regrettèrent d’être dessaisis d’une position si forte et travaillèrent à la recouvrer.
Inutilement d’ailleurs, car, l’an 1150, il fut jugé, en l’île Ugernica (Jarnègues) près Tarascon, que l’abbaye avait seule droit sur le château de Miramas et ses dépendances. Cet arrêt fut rendu à la requête de l’abbé Pons II contre les prétentions d’Hugues de Baux, en présence du comte Raimond-Béranger.
Au mépris de cette sentence, demi-siècle plus tard, Raimond de Baux s’emparait de Miramas, mais bientôt, effrayé par les menaces de l’empereur et les anathèmes du pape, il restituait la forteresse à ses maîtres légitimes. Et peu après, dans une bulle de 1204, Innocent III confirmait à Montmajour « castrum de Miramas et ecclesiae ejusdem castri cum omnibus pertinentiis suis », et Othon IV, dans un privilège accordé à Montmajour en 1210, inscrivait parmi ses possessions « castrum de Miramas cum integritate et pertinentiis ». Nouvelles difficultés entre le suzerain et le vassal : l’abbé Guillaume de Bonnieux et Raimond de Baux s’en remirent cette fois à l’arbitrage de Bermond Cornuti, archevêque d’Aix, et de Guillaume de Monteil, évêque d’Avignon, qui, le 16 mai 1215, reconnurent que la haute seigneurie de Miramas appartenait sans conteste à la maison des Baux, et décidèrent que, pour se soumettre à cette suzeraineté, l’abbé paierait à Raimond un tribut de 200 sous qui pourrait être levé sur les hommes du lieu. Raimond de son côté désavoua plusieurs abus qu’il s’était permis contre les droits des moines : pour les réparer et afin d’obtenir repos « à son âme, à celle de ses parents et de ses descendants », il s’engagea à payer 200 livres à l’abbaye. A l’abbé qui promettait de ne jamais lui faire la guerre, Raimond jura de protéger et défendre ses possessions toujours.
Cette sentence, loyalement exécutée de part et d’autre, solennellement renouvelée en 1316, au monastère de N.D. de Nazareth, à Aix, par l’abbé Bertrand et Guillaume de Baux, seigneur de Berre, ouvrit pour Miramas une ère de paix et de prospérité. A l’abri de la coule noire qui se balançait au-dessus du donjon de compagnie avec l’étendard abbatial rouge et bleu, les moines et les paysans entreprirent de grands travaux d’assainissement dans les bassins supérieurs de la vallée dont ils transformèrent les marais en terrains de riche culture. Ces canaux qui portent à l’étang les eaux autrefois stagnantes, taillés à pic, sans revêtement ni maçonnerie dans la cuvette, ont trois mètres de hauteurs sur des sections qui dépassent quelquesfois un kilomètre.
Aussi le prieuré de Miramas devint-il un des riches bénéfices de Montmajour à qui, au XVIIIème siècle encore, il rapportait plus de 12.000 livres par an. A la suppression de l’abbaye, en 1786, il fut uni à la mense archiépiscopale d’Arles.
Dans la liste de 1213, « ecclesia S. Marie de Miramare » est taxée 6 deniers synodaux.
Le 16 juin 1222, Miramas fut cédé temporairement à la ville d’Arles. L’abbé Guillaume de Bonnieux et ses moines ayant besoin d’argent, cédérent le château et son territoire pour dix ans au podestat et au conseil de la république, moyennant 30.000 sous raymondins neufs. A cause des traités avec le suzerain, il fut stipulé que la ville d’Arles ne pourrait se servir du château pour faire la guerre à Raimond de Baux, seigneur de Berre et d’Istres, à moins que celui-ci ne fût l’agresseur. Cet acte renferme en outre le relevé de la vente du bétail et des denrées que les moines n’avaient point voulu emporter en quittant Miramas. Une mule est estimée 7 livres; une autre, animal de choix, 100 sous soit environ 60 francs; quatre boeufs, vingt livres; dix cochons, 100 sols; le septier de froment, six sols; celui d’orge, 3 sols, celui de fève un sol, etc.
Hugues de Miramas, chanoine d’Arles, signa comme témoin, le 13 novembre 1214, l’acte par lequel le vicomte de Marseille Roncelin, « necessitate compulsus et a quibusdam creditoribus vehementer coactus », vendit à l’abbaye de Saint-Victor, pour 100 livresroyaux coronats, le château de Juillans, au diocèse de Marseille.
Guillaume de Miramas, précenteur du chapitre d’Arles, mort en 1239, est inhumé dans le cloître de Saint-Trophime.
Le château de Miramas a joué un rôle important durant la Ligue. Inutilement assiégé par de Vins en octobre 1589, il fut emporté le 8 décembre 1590, troisième jour du siège, par le duc de Savoie Charles-Emmanuel, qui venait de s’emparer des citadelles de Rognes et de Salon. Honorable fut la défense : les assiégés, dans une sortie, avaient pénétré dans le camp ligueur et y avaient fait de sérieux dommages, mais, ne pouvant lutter contre des forces supérieures et un bombardement destructeur, ils se rendirent à composition, avec tous les honneurs de la guerre. Beaucoup de maisons étant devenues inhabitables, de nombreux habitants allèrent se fixer à Saint-Chamas. Ceux qui restèrent établirent au-dessus de la porte de la citadelle, dans une niche intérieure, une statue de N.D. de Pitié, symbole pieux de la tristesse qui les oppressait.
Moins affligés durent-ils se montrer le jour que le cadavre du chef redouté de la ligue arlésienne leur fut apporté. Le lieutenant Biord fut surpris par un parti ennemi, le 16 mars 1592, au mas de Pernes, en pleine Crau, à demi-lieue au sud de Saint-Martin. « Il poussa à toute bride son cheval, qui était de prix et des meilleurs, dit l’annaliste Rebattu, en façon qu’il demeure arrêté sur les dents, se met à genou, crie d’avoir pitié de lui. Ses ennemis n’y veulent entendre, l’abordent et lui font souffrir la mort. Après l’attachent par le col aux rênes de son cheval et sans lui rien ôter le laissent en cette façon étendu à travers champ. » Le sieur de Lamanon, sitôt informé, se rendit sur les lieux, fit enlever le corps et le fit porter à l’église de Miramas, où il n’aurait pas cru d’être enseveli ».
Un procès-verbal du XVIème siècle, rapporté dans les papiers de M. Bonnemant, marque, dans le trésor de l’église de Miramas, « des reliques du bienheureux Constantin, empereur, et de sainte Hélène, sa mère ». Ce fait est une preuve nouvelle de la vénération qui, tant en Occident qu’en Orient, s’attacha à la mémoire du premier empereur chrétien, à qui les écrivains hostiles au catholicisme n’ont point pardonné d’avoir hâté de quelques années la conversion du monde. Ce culte commença à Rome, dès la nouvelle de sa mort : « On eût dit une cité prise d’assaut, rapporte Eusèbe. Les rues se remplirent d’une foule désolée dont les lamentations rompirent seules le silence général. L’empereur est mort, disaient mille voix. Le bienheureux ! le saint ! l’homme de Dieu ! – Bientôt tous les édifices furent couverts de tableaux où le portrait du prince était représenté au milieu des splendeurs du ciel, dans l’assemblée des saints(1) ».
On attribue le nom de Constantine, porté par l’agglomération la plus importante de la commune de Miramas, à une origine autre que le nom de l’empereur. On peut cependant remarquer, au moins comme coïncidences, qu’à deux lieues à peine de l’église qui possédait des reliques du grand empereur et de sa mère, s’étend l’emplacement du camp antique de Constantina, s’ouvre cette plaine de la Crau au-dessus de laquelle resplendit un jour la croix triomphante, dorment les ruines de la chapelle Sainte-Croix, dont le nom seul rappelle la gloire de sainte Hélène.
Dans une lettre pastorale du 17 janvier 1784, Mgr du Lau annonça qu’il avait dessein d’obvier à des abus funestes à la vie des femmes et au salut des nouveaux-nés, abus que l’ignorance ou la cupidité des matrones rendaient de plus en plus fréquents. Développant la pensée du De Officiis, de saint Ambroise, « le prêtre ne doit nuire à personne et doit se rendre utile à tous », le charitable archevêque annonçait qu’à partir de 1785, un cours d’accouchement, d’un mois de durée, serait fait à ses frais, à l’hôpital d’Arles; que toutes les femmes munies d’une recommandation de leur curé y seraient admises ; qu’elles recevraient chacune trente livres pour frais de logement et une indemnité de voyage proportionnée à la distance, le tout des deniers de l’archevêque; que toutes les paroisses du diocèses jouiraient de cette faveur, par séries; qu’en cette première année ces fonds seraient fournis aux accoucheuses de Jonquières, Comps, Mollégès, Vernègue, Aureille, Maussanne, Saint-Martin de Castillon, Saint-Etienne, Lansac, le Sambuc, Saint-Trophime du Plan du Bourg, Saint-Martin de Crau, Fos, Miramas, Cornillon, Rognac, Velaux, Châteauneuf, le Rove, Gignac, la Couronne.
Au moment de la Révolution, Miramas avait pour curé M. Julien(2) Couture, auteur de divers travaux scientifiques, parmi lesquels un Traité de l’Olivier(3) qui est demeuré classique. Il eut le malheur de prêter le serment schismatique(4) et d’accepter de l’évêque intrus la direction du séminaire d’Aix. Mort à Martigues en 1817.
Après le Concordat, la paroisse de Miramas fut une de celles dont Mgr de Cicé obtint le rétablissement, contre les propositions négatives du préfet Thibaudeau. 1790, 425 hab., curé nommé par l’abbé de Montmajour, prieur-décimateur, et depuis 1786 par l’archevêque; un vicaire. Avant le siège de 1590, il y avait trois vicaires. 1898, 300 hab., un curé-desservant, archidiaconé d’Arles, doyenné de Salon.
EGLISE, Notre Dame de Beauvezet et Saint-Vincent titulaire ; saint Julien, patron. Edifice sans caractère, de l’époque romane, avec abside ogivale où se remarque l’inclinaison de l’axe. Interdite avant la Révolution à cause de son délabrement, abandonnée durant cette période et passée à l’état de ruines, restaurée et rouverte en 1821. – Tableau Notre Dame, saint Mitre et saint Sébastien. – Sép. loco incerto, du chef de la Ligue arlésienne, le lieutenant Biord, +1592.

Eglise paroissiale Notre-Dame de Beauvezet 

L'église saint-Julien, Miramas-le-Vieux (photo personnelle)

L’église saint-Julien, Miramas-le-Vieux
(photo personnelle)

Dédiée tardivement à Saint-Vincent, comme celle de Baux de Provence, l’église Notre Dame-de-Beauvezer date probablement du XVème siècle.


La façade externe abrite au-dessus du portail une statue mutilée de
la Vierge à l’Enfant (XVIIème siècle). Elle est surmontée d’un écusson aux armes de l’Abbaye de Montmajour (deux clefs papales posées en croix) qui détenait les droits sur le village au Moyen-âge.

On pénètre à l’intérieur de l’église par une porte en tiers-point à arête et à archivolte décorée d’un boudin.

L’édifice se compose d’une nef à travée légèrement déviée, couverte en charpente. Il fut pourvu au XVème siècle d’une abside gothique à cinq pans voûtés d’ogives, dont la clef de voûte porte les armoires des abbés de Montmajour.

Dans une tourelle débouchant dans la sacristie, un escalier à vis permet d’accéder au clocher avec arcades à trois baies posées sur l’arc de triomphe.

 

CHAPELLES. – Saint-Julien, au cimetière. Beaucoup plus ancien que Notre-Dame qui fut construite au Xe ou XIe siècle, comme église castrale; on l’attribue au IXème siècle, c’est la paroisse primitive. Remarquez la guirlande du cintre sur la porte et les piliers massifs de l’intérieur; les sept degrés par lesquels on descend dans la nef ; les sièges des fidèles formés de long blocs de pierre; l’autel principal avec un retable en bois encadrant une curieuse peinture de saint Julien en soldat romain, le faucon au poing ; les débris d’une chaire romane en pierre, un bénitier ogival; sous l’autel est encastré l’autel du IXe siècle; – trois statues du saint : celle sur la porte, posant le pied sur une tête; celles à l’intérieur, l’une, dans la même attitude que la première, l’autre tenant le faucon au poing; attributs expliqués pp. 169-172. Fête le dernier dimanche d’août. La date de 1701 sur la porte indique l’année de la restauration de la façade. Le culte paroissial s’y est célébré une trentaine d’année avant 1821.

 

 

 

La chapelle saint-Julien 

chapelle saint-Julien (photo personnelle)

chapelle saint-Julien
(photo personnelle)

 

La chapelle Saint Julien, collée au cimetière, a été classée Monument Historique en 1928.

Ses dimensions sont modestes: 5, 50 mètres de largeur et 11 mètres de longueur comprenant une abside de 3, 50 mètres.

Le portail plein cintre conjoint à l’arête ornée d’un boudin s’encadre d’une archivolte simple mais caractéristique, avec un joli cordon de dentelures et de fleurettes en pointes de diamants.

La niche centrale, ajoutée lors d’une restauration de 1701, abrite une statue de Saint Julien qui pose le pied droit sur une tête symbole de son parricide.

L’œil de bœuf du pignon constitue le seul éclairage de l’édifice ; aux quatre angles, la chapelle repose sur d’épais contreforts.

Sainte-Croix, dont les ruines disparaissent a demi enlisées dans l’humus descendu des coteaux voisins, près du frais ruisseau de la Seigneurie; bâtie durant l’ère romane par les moines de Montmajour qui lui avaient donné pour vocable le nom de la chapelle célèbre qui attirait les pélerins auprès de leur abbaye.

 

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CONSTANTINE (1867)

(Miramas-Gare)

 

Cette petite ville doit son existence à l’établissement du chemin de fer de Saint-Chamas à Rognonas, section de la ligne P.L.M. inaugurée le 18 octobre 1847. Nous lui conservons le nom sous lequel elle a été connue jusqu’à ces dernières années, celui de Miramas n’ayant pas de sens, attribué à un pays d’où l’on ne peut voir la mer.

Il y a cinquante ans, l’endroit où s’élève la gare, se voyait une ferme isolée au milieu d’une prairie. Restaurée en 1837, elle avait à cette occasion changée son nom de Paty en celui de Constantine, en souvenir de la prise récente de cette ville(5).

La population que les travaux de la voie ferrée avaient attirée ne se dispersa point tout entière, quand les chantiers eurent été licenciés. 400 habitants environ restèrent groupés proche la gare de Constantine.

Eloigné de l’église de Miramas, plus peuplé que son chef-lieu paroissial, ce quartier avoit besoin d’une chapelle de secours. Le maire Castagne exposa la situation à l’autorité diocésaine, dans une lettre du 28 août 1852, où il formulait des prévisions que le temps a justifiées : « Constantine est appelée à devenir un centre intéressant de population, lorsqu’aura été réalisé le projet d’un double embranchement de cette station au port de Bouc et aux bords de la Durance par les gorges de Lamanon. »

Aux démarches du maire, les habitants joignirent leurs pétitions. Comme le pays manquait de salle spacieuse, on tint dans la salle d’attente de la gare, le 14 mai 1859, la première réunion pour se concerter et recueillir les signatures. M. Talabot, directeur de la compagnie P.L.M., invité, se fit excuser « parce que les soins donner aux transports de la guerre absorbent tous mes instants »(6), mais il manda qu’on le tint au courant. Cette demande n’était pas une formule banale transmise pour esquiver un acte de générosité. La Compagnie fit en effet dresser les plans de l’église et du presbytère par M. l’ingénieur Quetin, et donna 5.000 francs.

La première pierre de la chapelle fut posée par Mgr Chalandon le 7 septembre 1861, sur un terrain de 2.000 m. carrés donnés par M. Jourdan; le même archevêque bénit le monument le 20 mai 1862.

Les habitants de Constantine désiraient mieux. Ils demandèrent que leur chapelle fût érigée en paroisse, et alors s’engagea entre le village de la colline et celui de la plaine, pour ou contre le statu quo, une lutte aux vives péripéties. Conflit terminé par le décret du 19 juin 1867, créant la paroisse de Constantine. En prévision de ce décret, le quartier avait été soustrait à la juridiction du curé de Miramas depuis le 1er juin 1866. Un prêtre s’était fixé près la gare, mais avec le titre de curé d’Entressen, paroisse qu’il desservait en même temps. Le 1er janvier 1868, il prit possession de son nouveau titre de curé de Constantine.

Construite à la hâte, l’église dut bientôt être agrandie et restaurée en entier; elle fut bénite le 13 octobre 1872 par le vicaire général Reynaud. Un cimetière fut ouvert le 18 avril 1880.

Peuplée de 400 habitants en 1847, de 700 en 1880, de 1.200 en 1890, Constantine dépasse aujourd’hui 2.000 habitants, grâce surtout au personnel important, mais flottant, du P.L.M. Tout indique que le mouvement n’est point terminé. La mairie y a été transférée en 1894. Puisse marcher de pair avec les autres progrès, le plus nécessaire de tous, le progrès religieux. – Un curé desservant, archidiaconé d’Arles, doyenné de Salon.

Eglise style XIIIè siècle, 1862-1872, dédiée à saint Louis, roi, patron du pays. Chaire, Vian, don de la famille Olive. Edifice gracieux mais insuffisant. Nouvelle cloche, Baudoin fondeur, bénite par le vicaire général Guillibert, 25 août 1896.

 

 

 

La première église Saint-Louis de Miramas, à l’emplacement de l’actuel monument aux Morts construite en 1861, démolie en 1920 (carte postale, collection personnelle)

La première église Saint-Louis de Miramas, à l’emplacement de l’actuel monument aux Morts construite en 1861, démolie en 1920
(carte postale, collection personnelle)

 

 

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Notes.

(1) De vita beatiss. Constantini, IV. – Le grand empereur n’est point inscrit aumartyrologue romain, mais sa fête se célèbre en plusieurs diocèses d’Angleterre,de Suède, de Calabre, de Moscovie et de Bohême. Dans toute l’Eglise grecque elleest fixée au 21 mai.Retourner au texte.

(2) C’est une erreur, le curé COUTURE se prénommait Claude. Voir son acte de baptême du 22 mars 1738 à Martigues, paroisse de l’Isle.

(3) Traité de l’Olivier, présenté à NN. SS. les Procureurs des gens des trois Etatsdu Pays et Comté de Provence, par messire Couture, curé de Miramas, de l’Académiedes Arcades, 2 vol. in-8° avec planches, Aix, chez David 1786. – Cette année,M. Couture fut élu membre de l’Académie de Marseille.

(4) La loi sur la constitution civile du clergé votée le 12 juillet 1790 par l’Assemblée nationale constituante, devait remplacer le Concordat de 1516. Elle visait à réorganiser en profondeur l’Église de France, transformant les prêtres paroissiaux en « fonctionnaires publics ecclésiastiques ». Il devait par conséquent prêter serment à l’Etat. Les membres du clergé restés fidèle à Rome refusèrent de prêter serment et furent considérés comme suspects et contre-révolutionnaires.

(5) La prise de la ville de Constantine, en Algérie, par l’armée française eut lieu le 13 octobre 1837. Une autre histoire raconte qu’elle fut nommée ainsi en l’honneur de la propriétaire, unedame Constance.

(6) La campagne d’Italie, aussi appelée guerre d’Italie en 1859 correspondant à la deuxième guerre d’indépendance italienne voit s’affronter l’armée franco-piémontaise sous le commandement de Napoléon III à celle de l’empire d’Autriche. Elle est la première guerre où fut utilisé le chemin de fer pour le déplacement de l’armée française.