22 juin 1855 – Naissance de triplés

N° 15 – YVAN Désirée Baptistine – jumeau de trois
L’an mil huit cent cinquante cinq et le vingt deux juin à cinq heures du soir, pardevant nous, Louis CASTAGNE, chevalier de la légion d’honneur, maire, officier de l’état civil de la commune de Miramas, canton de Salon, département des Bouches-du-Rhône, est comparu sieur Joseph YVAN, cultivateur, âgé de quarante deux ans, domicilié en cette commune et y demeurant, lequel nous a présenté un enfant du sexe féminin, jumeau, étant sorti le premier du sein de sa mère ; né ce jourd’hui à deux heures du soir, dans sa maison d’habitation, sise en cette commune de lui déclarant et de Sabine REYNAUD, sans profession, âgée de trente huit ans son épouse ; et auquel il a déclaré vouloir donner les prénoms de Désirée Baptistine ; les dites déclaration et présentation, faites en présence des sieurs Jean Baptiste ROUX, perruquier, âgé de trente huit ans et Michel MERELLY, instituteur primaire communal, âgé de cinquante un ans, l’un et l’autre domiciliés en cette commune et y demeurant, non parents ni alliés du nouveau né ; lesquels après qu’il leur a été donné lecture du présent acte ont signé avec nous ; le père de l’enfant nouveau né requis par nous de signer a déclaré ne le savoir.[signés Louis CASTAGNE ; Jean Baptiste ROUX ; Michel MERELLY]

–> mariée le 8 décembre 1875 à Miramas avec Joseph Vincent MIOLLAND,  elle est la seule à survivre.

N° 16 – YVAN Antoine – jumeau de trois
L’an mil huit cent cinquante cinq et le vingt deux juin à cinq heures du soir, pardevant nous, Louis CASTAGNE, chevalier de la légion d’honneur, maire, officier de l’état civil de la commune de Miramas, canton de Salon, département des Bouches-du-Rhône, est comparu sieur Joseph YVAN, cultivateur, âgé de quarante deux ans, domicilié en cette commune et y demeurant, lequel nous a présenté un enfant jumeau, du sexe masculin, étant sorti le second du sein de sa mère ; né ce jourd’hui à deux heures et un quart du soir, dans sa maison d’habitation, sise en cette commune de lui déclarant et de Sabine REYNAUD, sans profession, âgée de trente huit ans son épouse ; et auquel il a déclaré vouloir donner les prénoms de Antoine ; les dites déclaration et présentation, faites en présence des sieurs Jean Baptiste ROUX, perruquier, âgé de trente huit ans et Michel MERELLY, instituteur primaire communal, âgé de cinquante un ans, l’un et l’autre domiciliés en cette commune et y demeurant, non parents ni alliés du nouveau né ; lesquels après qu’il leur a été donné lecture du présent acte ont signé avec nous ; le père de l’enfant nouveau né requis par nous de signer a déclaré ne le savoir.

[signés Louis CASTAGNE ; Jean Baptiste ROUX ; Michel MERELLY]

–> décédé le 24 juin 1855 âgé de 2 jours.

N° 17 – YVAN Marius Joseph – jumeau de trois
L’an mil huit cent cinquante cinq et le vingt deux juin à cinq heures du soir, pardevant nous, Louis CASTAGNE, chevalier de la légion d’honneur, maire, officier de l’état civil de la commune de Miramas, canton de Salon, département des Bouches-du-Rhône, est comparu sieur Joseph YVAN, cultivateur, âgé de quarante deux ans, domicilié en cette commune et y demeurant, lequel nous a présenté un enfant jumeau, du sexe masculin, étant sorti le troisième du sein de sa mère ; né ce jourd’hui à trois heures du soir, dans sa maison d’habitation, sise en cette commune de lui déclarant et de Sabine REYNAUD, sans profession, âgée de trente huit ans son épouse ; et auquel il a déclaré vouloir donner les prénoms de Antoine ; les dites déclaration et présentation, faites en présence des sieurs Jean Baptiste ROUX, perruquier, âgé de trente huit ans et Michel MERELLY, instituteur primaire communal, âgé de cinquante un ans, l’un et l’autre domiciliés en cette commune et y demeurant, non parents ni alliés du nouveau né ; lesquels après qu’il leur a été donné lecture du présent acte ont signé avec nous ; le père de l’enfant nouveau né requis par nous de signer a déclaré ne le savoir.

[signés Louis CASTAGNE ; Jean Baptiste ROUX ; Michel MERELLY]

–> décédé le 23 juin 1855 âgé de 7 heures.

Source : état civil de Miramas, registres des naissances, AD13, 202 E 684

12 février 1800 – Décès d’un Autrichien

mendiant
mendiantL’an huit de la République française et le vingt trois pluviose à dix heures du matin nous Jean ROCHE juge de paix de cette commune et canton de Saint-Chamas département des Bouches-du-Rhône et officier de police judiciaire, sur l’avis à nous donné de la part du citoyen Louis SAPET agent municipal de la commune de Miramas suivant sa lettre de ce jourd’hui qu’il avoit trouvé un cadavre mort sur le chemain d’Eyguières au quartier de Saint Souspir terroir de Miramas, nous nous sommes sur cet avis transporté de suitte en compagnie du citoyen Estienne LAGET assesseur, du dit citoyen Louis SAPET agent municipal, du citoyen CHAPUS officier de santé de cette commune de Saint-Chamas, de notre secrétaire greffier, et d’Aman AUTHEMENT notre huissier, au dit quartier de Saint Souspir, ou étant arrivés vis a vis la propriété du citoyen Joseph PAUL, sise au dit quartier et sur le grand chemin d’Eyguière, nous avons trouvés un cadavre masculin guissant par terre dont la moitiéz dudit cadavre étoit sur le grand chemin et les jambes dans un fossé qui nous a été déclaré etre un autrichien qui nous a paru etre agé d’environ vingt cinq ans d’une taille de cinq pieds trois pouces les cheveux chatain vétu d’une veste rouge, pantelon bleud de mauvais bas avec les souliers en formes de brodequin et une mauvaise chemise blanche n’ayant sur lui aucun papier d’aucune espèce ayant seulement deux sols ou dix centimes ayant aussy une petite besace contenant un petit morceau de pain et un petit sacquet dans lequel étoient remfermer un peigne pour les cheveux, un petit pot pour se gresser les cheveux.
Et au même instant le dit citoyen CHAPUS officier de santé ayant fait la visite du dit cadavre, nous a déclaré que ledit cadavre n’avoit aucun coup ny constution est qu’il paroissoient etre mort d’un évanouissement par le manque de subsistance, et a le dit CHAPUS officier de santé signé avec nous ainsy que le dit SAPET. Signé ROCHE juge de paix, LAGET assesseur, CHAPUS officier de santé, Louis SAPET agent municipal, AUTHEMENT et Paul BERNARD secrétaire greffier sur la minutte.
Et de suite nous avons procédés à l’information des cause et sirconstance de sa mort dudit défunt ainsy qu’il suit. Les citoyens Louis et Jean Marie CHIRON frère fils de feu Louis CHIRON, demeurant a la bastide située au quartier de Saint Souspir lequel on dit que le vingt pluviose sur le déclin du jour, le dit défunt avoit passé au devant de la bastide et lui avoit demander l’hospitalité d’un langage qu’il ny comprené rien que cepandant, sur les diverses paroles qu’il profera il leur fit entendre qu’il étoit un autrichien et qui le reconnoisse bien pour etre le même et qu’il avoit la figure d’une personne bien malade. Et on déclaré ne savoir signé.
Ce fait nous avons laissé ledit cadavre à la possession dudit SAPET agent municipal qu’il s’en est chargé de faire inhumer suivant l’usage.
Dont et du tout ce que dessus nous avons fait et dressé le présent procès verbal pour servir et valoir ce que de raison et nous sommes sousigné. Signé ROCHE juge de paix, LAGET assesseur, Paul BERNARD greffier sur sa minute.
Collationné conforme a l’original Paul BERNARD sur sa minute.
Transcrit par ordonnance du juge de paix de notre canton le présent procès verbal dans nos registres de décès de notre commune le vingt quatre pluviose an huitième de la République française par moy Louis SAPET agent municipal de cette commune de Miramas et signé Louis SAPET agent municipal.
Ce jourd’huy vingt quatre pluviose an huitième de la République française à dix heures du matin par ordonnance du juge de paix de notre canton j’ay moy officier de l’état civil de cette commune de Miramas canton de Saint-Chamas département des Bouches-du-Rhône, assister à l’inhumation dudit cadavre dénomé cy dessus et je l’ay accompagné au champs de repos, et j’en ay dresser le présent acte que j’ay signé.

Louis SAPET agent municipal

21 mars 1884 – Ecrasé sous un olivier

Tombe de Joseph-François Pourchier, cimetière de Miramas-le-Vieux
(photo personnelle)
Tombe de Joseph-François Pourchier, cimetière de Miramas-le-Vieux (photo personnelle)

Tombe de Joseph-François Pourchier, cimetière de Miramas-le-Vieux
(photo personnelle)

Acte de décès n°6 POURCHIER Joseph François, époux AUCANE

L’an mil huit cent quatre vingt quatre, et le vingt un du mois de mars à deux heures du soir, par devant nous MOUTET Marius, adjoint, remplissant les fonctions d’officier de l’état civil de cette commune, arrondissement d’Aix, département des Bouches-du-Rhône, ont comparu sieurs MARTIN Denis, garde champêtre, âgé de soixante un ans, et RIBIERE, Philippe, cultivateur, âgé de quarante ans, domiciliés à Miramas, lesquels nous ont déclaré que POURCHIER, Joseph François, maire de la commune de Miramas, né et domicilié à Miramas, âgé de quarante ans dix mois, fils de feu POURCHIER Jean Baptiste, et de feue COURNAND Marie, époux de AUCANE Antoinette Caroline, est décédé en cette commune ce jourd’hui à huit heures du matin, et après nous être assuré de ce décès, lecture a été faite du présent acte, que nous avons signé avec les comparants.

MARTIN ; RIBIERE ; Marius MOUTET, adjoint

  • registre d’état-civil de Miramas, AD13, 202 E 954

 

Marseille. – Hier, ont eu lieu, à Miramas, les obsèques de M. Pourchier, maire de cette commune, écrasé vendredi, dans sa propriété, par un bloc de rocher pesant 40,000 kilog.

Extrait du quotidien “Le Gaulois“, n°617 du mardi 25 mars 1884

Ecrasé sous un olivier. – Vendredi matin, à sept heures, M. Pourchier, âgé de quarante et un ans, maire de Miramas (Bouches-du-Rhône), se trouvait dans une de ses propriétés au lieudit Sainte-Croix, à 500 mètres environ de la commune, où il était en train de couper un olivier qui s’élevait au pied d’un rocher. La besogne était presque terminée, lorsqu’un craquement se fit entendre et l’olivier céda sous un dernier coup de hache ; mais immédiatement un éboulement s’ensuivit. Un bloc de pierre, du poids de 25 à 30,000 kilogrammes, se détacha et tomba sur M. Pourchier, dont la mort a été instantanée.

Extrait du quotidien “La Croix“, n°242 du jeudi 27 mars 1884

 

1er avril 1793 – Un baptême révolutionnaire

Marianne républicaine
(Wikipedia)
Marianne républicaine (Wikipedia)

Marianne républicaine
(Wikipedia)

baptême de Pascal Liberté Sanculotte

L’an mil sept cent quatre vingt treize l’an second de la république française et le premier avril a été baptisé Pascal Liberté Sanculotte, fils légitime du citoyen Etienne SADOUL, travailleur, et de la citoyenne Rose AIMES, marié.
Le parrain François SILVESTRE, et la marraine Marianne FABRESSE, le père présent, et deux témoins aussi présents, Louis ROUX et Jean Baptiste POURCHIER, tous de ce lieu, lesquels ont signés en quis, le père et le parrain et la marraine illiterée de ce enquis.

citoyen POURCHIER
citoyen Louis ROUX
SAPET officier public

Registre de l’état-civil, 202 E 236

25 juin 1859 – Une mort bien accidentelle

Soldat de l'infanterie de ligne, Second Empire
(Wikipedia)
Soldat de l'infanterie de ligne, Second Empire (Wikipedia)

Soldat de l’infanterie de ligne, Second Empire
(Wikipedia)

L’an mil huit cent cinquante neuf et le vingt cinq juin, à huit heures du matin, pardevant nous Jean François Napoléon MARITON, adjoint, remplissant par délégation de monsieur le Maire les fonctions d’officier de l’état civil de la commune de Miramas, canton de Salon, département des Bouches-du-Rhône, sont comparus sieurs Pierre Bertrand MOULET, ancien gendarme, âgé de cinquante un ans, et Etienne MARGAILLAN, cantonnier, âgé de trente quatre ans, domiciliés en cette commune et y demeurant, lesquels nous ont déclaré que le jour d’hier à quatre heures du matin le nommé BORDIER Mathieu, soldat au soixante dixième de ligne, dont le dépôt est à Salon, en ce département, est décédé sur le chemin de grande communication numéro trois, entre la station du chemin de fer et le domaine de Molières, sur le terroir de cette commune, en se tirant lui-même un coup de fusil à la tête, la mort a été instantanée, ainsi que nous en sommes assuré par une lettre de monsieur le Juge de paix du dit canton de Salon, en date du vingt quatre juin courant ; le susnommé BORDIER Mathieu était originaire d’Orléans, département du Loiret, ayant son dernier domicile à Chaumont, département de Loir-et-Cher, ainsi que le constate le livret d’homme de troupe, dont il était porteur au moment de son décès, il était fils de feu Mathieu et de feue Victoire GERMAIN. Et nous avons dressé le présent acte que nous avons signé avec les susdits déclarants, après que lecture leur en a été faite.

MOULET ; MARGAILLAN ; MARITON Napoléon, adjoint

Registre de l’état-civil de la commune de Miramas, année 1859, acte n°10, 202 E 684, Archives départementales des Bouches-du-Rhône

21 septembre 1916 – Accident sur la route d’Istres

Portrait de Laurent Latil
(photo personnelle)
Portrait de Laurent Latil (photo personnelle)

Portrait de Laurent Latil
(photo personnelle)

Réclamation LATIL Laurent, entrepreneur de travaux publics, à Miramas

 
    M. LATIL Laurent, entrepreneur de travaux publics, à Miramas, indique, dans une lettre qu’il a adressée à mon Administration le 21 septembre 1916, qu’un de ses attelages, effrayé par le passage d’un train, est tombé dans le fossé du chemin de grande communication n°3, entre Miramas et Istres, au point kilométrique 22.400, d’où le cheval n’a pu être retiré que mort et le tombereau ayant subi diverses dégradations, M. LATIL rejette la responsabilité de l’accident sur l’Administration et évalue à 2.100 francs le dommage subi de ce fait.


    Saisi de la question, M. l’Agent voyer en chef fait connaitre que le fossé du chemin de grande communication n°3 a, depuis de longues années, une profondeur anormale puisqu’elle dépasse 2 mètres et qu’il avait été ainsi approfondi par le service des Ponts et Chaussées, avant le déclassement de la route, pour permettre l’écoulement vers Istres des eaux de l’agglomération de Miramas-Gare, dans une certaine mesure, au danger qui en résulterait pour la circulation, au moyen d’un bourrelet de terre avec revêtement en pierres du côté de la chaussée, sauf sur une longueur de 20 mètres environ où sont seulement six bornes et deux arbres n’offrant pas une protection suffisante.


    M. l’Agent voyer en chef fait remarquer, que si le charretier avait conservé son sang-froid l’accident eût, sans doute, été moins grave.


    Quoi qu’il en soit, ce fonctionnaire a donné des instructions pour faire cesser la solution de continuité présentée par le bourrelet en attendant de pouvoir procéder à la couverture complète du fossé sur tout le parcours où il offre une profondeur inusitée, travail qui serait définitif mais qui coûtera fort cher et dont la commune de Miramas prendrait une partie à sa charge.


    Après discussion, M. LATIL ayant accepté l’indemnité de 1.500 francs que M. l’Agent voyer en chef demande de lui allouer pour tous les dégâts subis, j’ai l’honneur de soumettre cette affaire au Conseil Général en lui demandant de bien vouloir inscrire un crédit d’égale somme au budget supplémentaire de 1917, sous la rubrique : « Indemnité pour dommage à M. LATIL Laurent, à Miramas. »

Rapports et délibérations du Conseil général du département des Bouches-du-Rhône, Marseille, 1916.

29 novembre 1934 – Accident à la gare

miramas_gare
miramas_gare

Intérieur de la gare, carte postale
(collection personnelle)

Le vingt neuf novembre mil neuf cent trente quatre à cinq heures vingt cinq est décédé à la suite d’un accident en gare de Miramas sur voix 1 Victor Armand Albert KUHLBECK caporal au deuxième groupe d’aviation à Istres (Bouches-du-Rhône) né le sept juillet mil neuf cent quatorze à Toulon (Var), fils de feu Adolphe et de Marie-Louise MATHIEU son épouse, célibataire.
Dressé le jour susdit à dix heures sur la déclaration de Charles PERIAT, commandant du camp d’aviation à Istres, lecture faite a signé avec nous, Emile PELEN, adjoint au maire, officier de l’état civil délégué.

[signés PELEN et PERIAT]

Registre des décès de Miramas, 1934, acte n°67

17 octobre 1833 – Le maire est mort !

La première mairie à Miramas-le-Vieux
(photo personnelle)

La première mairie à Miramas-le-Vieux (photo personnelle)

La première mairie à Miramas-le-Vieux
(photo personnelle)

L’an mil huit cent trente trois et le dix sept octobre, à dix heures du matin, pardevant nous adjoint au maire, maire par intérim, officier de l’état civil de la commune de Miramas, département des Bouches-du-Rhône, canton de Salon, sont comparus sieurs Joseph Cosme FABRE, âgé de soixante deux ans, et Joseph Trophime TOCHE, âgé de cinquante deux ans, propriétaires, domiciliés et demeurants en la commune de Saint-Chamas, lesquels nous ont déclaré que ce jourd’hui, à quatre heures du matin, leur ami Joseph Louis Bruno AME, propriétaire et maire de cette commune de Miramas, âgé de soixante treize ans, originaire de celle de Saint-Chamas, domicilié en celle cy y demeurant sur son terroir, quartier de Moutonnet, fils de feu Louis Athanase AME, en son vivant écuyer et commissaire des poudres et salpêtres et de feue Marie Suzanne GOIRAND, veuf de Marie Anne Claire LIEUTAUD, est décédé dans sa maison de campagne dite Saint-Louis, sise sur ce terroir, quartier de Moutonnet, et nous avons signé le présent acte avec lesdits déclarants, après lecture faite.

FABRE, TOCHE, Xavier JOURDAN, adjoint

acte de décès n°8, mairie de Miramas, 202 E 510

orthographe respectée

13 avril 1765 – Erection en fief noble du domaine de Belleval

Château de Belleval
(carte postale ancienne, collection personnelle)

Château de Belleval (carte postale ancienne, collection personnelle)

Château de Belleval
(carte postale ancienne, collection personnelle)

Fonds du Parlement de Provence, AD13, dépôt d’Aix, cote B 3443 f° 312v
Orthographe respectée


Pardevant les conseiller du roy notaires au chatelet de Paris sousignés furent presents très haut tres puisant et tres illustre prince s[on] A[ltesse] monseigneur Louis René Édouard de ROHAN eveque de Canople coadjuteur de Strasbourg, abbé comendataire de labbaye de Montmajor les Arles demeurant en son hotel a Paris vieille rue du Temple p[rese]nt S[ain]t Jean en Greve dune part, et messire Gaspard AMPHOUX pretre prevot de la ville et eglise collegiale et seculiere de Barjolx seigneurs des lieux de Quinson, Labastidon et autres lieux au nom et comme fondé de sa procuration speciale a leffet qui suit de dame Marguerite CHAPUS veuve de m[aitr]e Jean François AMPHOUX avocat au parlement en qualité de mere et tutrice de sieur Gaspard François AMPHOUX son fils, laditte procuration passée devant ANDRE notaire royal hereditaire a Lambex present temoins le neuf octobre mil sept cent soixante quatre, loriginal de laquelle duement controllé et legalisé est demeuré annexé a la minute des parties pour y avoir recours apres avoir été certifié veritable signé et paraphé en présence des notaires soussignes par le dit s[ieu]r AMPHOUX demeurant ordinairement a Barjols diocese de Frejus en Provence etant presentement a Paris logé a lhotel de Nevers rue du Bacq quartier S[ain]t Germain des Prés parroisse Saint Sulpice.

Ledit s[ieu]r Gaspard François AMPHOUX comme heritier dudit s[ieu]r Jean François AMPHOUX son pere propriétaire de domaine et tenement consistant en bastides affarts vergers coussous vignes et terres situés au terroir de Miramas lieu dit le Cres du Vent, confrontes du midy aux terres de la bastide du sieur BICHIERON, du nord au terroir de Grans, du levant au terroir de Cornillon, et du couchant aux terres de plusieurs particuliers du terroir de Miramas le tout enoncés dans deux premiers articles des extraits du cadastre de la communauté Miramas delivrés par le s[ieu]r BERNARD greffier de la ditte communauté representés par le dit s[ieu]r AMPHOUX comparant et qui sont demeurés annexés a la minute des dittes presentes pour y avoir recours,apres avoir été de luy certifié veritables signés et paraphes en presence des notaires soussignes dautre part.

Lesquels ont dit que la veuve AMPHOUX au dit nom de tutrice du dit s[ieu]r Gaspard François AMPHOUX son fils ayant fait supplier s[on] a[ltesse] mon dit seigneur le prince Louis deriger en fief noble mouvant relevant et servant de labbaye de Montmajours a cause du domaine de Miramas les possessions du dit Gaspard François AMPHOUX situees sur le terroir de Miramas et enoncés dans les extraits de cadastre cy dessus annexé, et ce sous les noms et titres qu’il plairoit a s[on] a[ltesse] dy imposer avec la concession de la moyenne et basse justice et droit de chasse et de pesche non seulement sur le domaine du dit s[ieu]r Gaspard François AMPHOUX mais encore sur les terres domaines et possessions du s[ieu]r Louis AMPHOUX situés au meme terroir de Miramas confrontant du midy au terroir de S[ain]t Chamas, du nord et du levant au terroir de Cornillon et du couchant aux terres du s[ieu]r BICHEIRON et terroir de S[ain]t Chamas enoncés dans les derniers articles du cadastre de Miramas cy dessus annexé le tout sous les redevences clauses charges et conditions que s[on] a[ltesse] mon dit seigneur le prince Louis jugeroit a propos s.d. ce apres avoir fait communiquer a ses conseils tant a Paris que sur les lieux les memoires et demandes de la dame AMPHOUX et apres avoir sa s.a. examine par elle meme et fait examiner les motifs qui pourroient le determiner a accorder ou refuser cette erection s[on] a[ltesse] a reconneu quil nen pouvoit resulter qune tres grande utilité pour la ditte abbaye par les redevances dont il etait facile de charger la concession demandée et par le produit des lods qu’occasioneront les alienations du domaine erigé en fief.

En consequence s[on] a[ltesse] Monseigneur le prince Louis stipulant en cette partie en qualité dabbé de Montmajor et pour ses successeurs en la ditte abbaye a par ces presentes erigé et erige en fief noble mouvant et relevant directement en plein fief, foy, hommage et serment de fidélité de la ditte abbaye de Montmajor les dits domaines possedes par le dit s[ieu]r Gaspard François AMPHOUX sous le nom et titre de Belleval de Rohan et toutes les dependances dudit domaine aux faculté d’avoir chateau porter le titre de seigneur du dit lieu dans ses qualités et aussi avec faculté au dit s[ieu]r AMPHOUX et ses héritiers d’y unir les nouvelles acquisition que laditte dame veuve AMPHOUX et le dit s[ieu]r son fils pourront faire par la suite et les biens et domaines que le dit s[ieu]r AMPHOUX pourra recueillir a titre successif ou autrement dans les environs du dit domaine seulement lesquelles nouvelles acquisitions ainsi reunies aux principaux domaines sortiront meme nature de fief, et comme tels seront portés dans les cadastres ou denombrement qui seront rendus a lavenir a sa vu et a ses successeurs abbés de Montmajour s[on] a[ltesse] mon dit seigneur le prince Louis en la meme qualité cedde et transporte sans aucune espece de garantie quelconque au dit Gaspard François AMPHOUX ses heoirs et ayant cause propriétaire des dits domaines le droit de moyenne et basse justice droits de chasse et de peche non seulement dans letendue des possessions actuelles du dit s[ieu]r Gaspard François AMPHOUX mais encore dans letendue des domaines quil pourra y unir par la suite a quelque titre que ce soit et singulierement sur les domaines et possessions qui appartiennent presentement au dit s[ieu]r Louis AMPHOUX dans le terroir de Miramas ensemble touts droits de jurisdiction sur les habitants, leurs familles, domestiques et bestiaux.

Sous par le dit s[ieu]r Gaspard François AMPHOUX et ses successeurs propriétaires des dits domaines et des parties qui pourront par la suite etre unies et incorporées, jouir noblement comme les autres possesseurs de fief faire rendre et exercer la justice moyenne et basse en leurs noms établir officiers a ce sujet sous la reserve que fait sa s.a. tant pour elle que pour ses successeurs abbés de Montmajour de la haute juridiction mere et impaire et de la majeure et directe seigneurie sur les biens cy dessus annoblis droits et lods a raison de quinse pour cent tant sur les dits domaines que sur les autres parties qui y seroient unis par la suite, meme se reserve les censives qui pourroient etre dus et les droits de retention par droit et puissance de fief et prelation en cas daliennation du tout ou de partie foy hommage et droits accoutumés annexés aux grands fiefs a toutes les mutations qui y donnent ouverture.

Les presentes erection et concession ainsi faites aux charges reserves et condition cy dessus plus a la charge des droits devoirs et redevances dont les biens cy dessus annoblis sont tenus envers laditte abbaye de Montmajour et de ce qui en est du du passé jusqua present, et en outre sous la redevence annuelle perpetuelle et irraquitable de trois emines et demy de bled froment mesure de Miramas a prendre et reunir specialement sur le domaine annobli du dit s[ieu]r Gaspard François AMPHOUX le tout au pardessus ce dont les dits biens peuvent etre chargés jusqua present envers laditte abbaye de Montmajour et qui continuera de payer a lordinaire laquelle nouvelle redevance sera payable par chacun an avec les anciennes redevances cy dessus reservées au dix aoust de chaque année dont la premiere sera payee en entier au dix aoust mil sept cent soixante six et ainsi continuer annuellement et perpetuité.

Plus ces erections et concessions sont faittes sous la redevance d’une croix pectoral d’or de la valeur de cent cinquante livres monnoie courante (pro tempora) ou de la ditte somme de cent cinquante livres en argent au choix des seigneurs abbés de Montmajour le tout payable chaque mutation d’abbé pour joyeux evenement.

Et enfin ces presentes sont accordées sous condition que le dit s[ieu]r AMPHOUX ses successeurs ou ayant causes propriétaire des dits domaines ne pourront établir aucune garenne a lapin dans letendu de leurs biens infeodés a moins quelles ne soient entierement closes de murs aux frais des propriétaires desdits biens et que les murs seront construits de maniere que les lapins ne puissent les deterrer passer par dessous ny s’evader dans la campagne dont le dit sieur AMPHOUX et ses successeurs demeureront a toujours garant et responsables et des dommages et interets qui pourroient resulter du degat accasionné par les dits lapins tant envers s[on] a[ltesse] quenvers les particuliers qui s’en plaindront ; les presents ne pourront prejudicier aux erections ou infeodations qui pourroient evoir été precedemment faittes du tout ou de partie des bien cy dessus enoncés, ou de ceux que le dit s[ieu]r AMPHOUX pourroit acquerir par la suite pour y reunir ny a aucuns actes passés avec la communauté de Miramas droits et privilèges qui luy auroient été accordés si aucuns il y a exercer et faire valoir sauf au dit s[ieu]r AMPHOUX et ses successeurs a exercer et faire valoir les droits a eux cy dessus concedes a leurs risques peril et fortunes sans aucuns recours garantie ny indemnité contre sa s.a. et ses successeurs abbés de Montmajour.

Ce qui a été accepté sous les decharges redevances clauses et conditions par le dit s[ieu]r abbé AMPHOUX au dit nom tant pour la ditte AMPHOUX au dit nom de tutrice du dit s[ieu]r Gaspard François AMPHOUX son fils que pour le dit s[ieu]r AMPHOUX fils et ses successeurs propriétaires des dits domaines que le dit s[ieu]r abbé AMPHOUX au dit nom soumet et oblige au payement des dittes redevances tant anciennes que nouvelles et a la pleine et entière execution de toutes les autres clauses et charges sous lesquels s[on] a[ltesse] mon dit seigneur prince Louis a bien voulu faire et consenter les erection et concession cy dessus a quoy le dit AMPHOUX au dit nom affecte oblige et hipoteque specialement et par privilege les domaines cy dessus annoblis et generalement sans qune obligation deroge a lautre touts et chacun les autres biens meubles et immeubles presents et avenir du dit s[ieu]r AMPHOUX.

Et sur la requisition faitte par le dit s[ieu]r AMPHOUX au dit nom a sa s.a. de vouloir bien pour cette fois seulement recevoir la foy hommage que le dit s[ieu]r abbé AMPHOUX au dit nom est par et de luy faire et porter pour le dit s[ieu]r AMPHOUX a cause de la presente erection, sa s.a. Monseigneur le prince Louis voulant bien pour cette fois seulement et sans tirer a consequence pour lavenir dispenser led[it] s[ieu]r AMPHOUX et laditte dame sa mere de luy rendre laditte foy et homage en personne et sur les lieux le dit sieur abbé AMPHOUX au dit nom apres setre mis en devoir de vassal a genoux devant sa s.a. assise dans un fauteuil le dit s[ieu]r abbé AMPHOUX ayant la tete decouverte et les mains jointes dans celles de s[on] a[ltesse] apres le baiser accoutumé a declaré a haute et intelligible voix en presence des notaires soussignés a sa s.a. quil luy a fait et porte pour et au nom du dit s[ieu]r Gaspard François AMPHOUX et en tant que de besoin est ou seroit pour la ditte dame AMPHOUX en qualité de tutrice du dit s[ieu]r son fils la foy hommage et serment de fidelité quils sont tenus de luy faire et porter 1° a cause de lerection cy dessus faite au fief de possession que le dit s[ieu]r Gaspard François AMPHOUX a dans le territoire de Miramas et de celles que luy et ses successeurs pourront y unir pour la suite, 2° a cause du droit de chasse pesche moyenne et basse justice que son a[ltesse] vient de conceder au dit s[ieu]r AMPHOUX pour luy et ses successeurs sur les dits domaines et leurs accessoires le tout mouvant et relevant directement en plein fief foy et hommage de sa s.a. a cause de son abbaye de Montmajour et chargés envers sa s.a. et ses successeurs en la ditte abbaye outre les redevances annuelles ou autrement dont les dits biens etaient tenus avant ces presentes et les droits des fiefs ordinaries en cas de mutation des redevances annuelles imposées par ces presentes qui sont de trois emines et demi de bled mesure de Miramas payable au dix aoust de chaque année au par dessus des anciennes redevances et dune croix pectorale dor a chaque mutation d’abbé de valuer de cent cinquante livres ou la ditte somme en deniers au choix des seigneurs abbes de Montmajour et ce a titre de joyeux evenement; ce faisant le dit s[ieu]r abbé AMPHOUX au dit nom reconnait sa d-a- et ses successeurs abbés de Montmajour pour seuls et légitimes seigneurs des domaines cy dessus infeodés etdes droits de chasse pesche moienne et basse justice et que pour raison de ce le dit s[ieu]r AMPHOUX n’a et n’aura nul autre seigneur juridictionnel ny mediat apres le roy que les seigneurs abbes de Montmajour; promet le dit s[ieu]r abbé AMPHOUX au dit nom pour le dit sieur AMPHOUX et ses successeurs et les oblige de se conduire en bon et fidele vassaux ne contrevenir et ne rien entreprendre de fait ou par conseil directement ny indirectement qui puisse etre prejudiciable aux dits seigneurs abbés de Montmajour ou contre leurs interets meme les oblige de fournir a sa s.a. et a ses successeurs abbés de Montmajour dans le tems et circonstance usittes aveu et denombrement du dit domaine et de tout ce qui en depend.

En consequence sa s.a. en recevant la ditte foy hommage a par ces presentes investi le dit s[ieu]r AMPHOUX du dit domaine et fief noble et des droits de chasse pesche moyenne et basse justice sur letendue du dit domaine des raisons qui pourront y etre faites par la suite et sur letendue du domaine actuellement possedée par le dit s[ieu]r Louis AMPHOUX pour par eux sen mettre en possession et en jouir et user comme les autres propriétaires des fiefs servant avec les uns les droits y annexés.

Ledit s[ieu]r abbé AMPHOUX au dit nom oblige la dite dame AMPHOUX et le dit s[ieu]r AMPHOUX de faire incessamment et a leurs frais poursuites et diligences publier et enregistrer et homologuer ces presentes dans touts les tribunaux quil appartiendra meme de les faire authoriser et confirmer en cours de Rome si besoin est et du tout justifier par actes authentiques a sa d-a ou a ses preposes a la premiere requisition quils en feront a peine contre le dit s[ieu]r AMPHOUX de tout depens dommages et interet.

Ces presentes seront insinuées par tout ou besoin sera pour quoy en a eté donné tout pouvoir au porteur dicelles.

Et pour l’execution des presentes et dependances s[on] a[ltesse] monseigneur le prince Louis a elu son domicile en son hotel susdit et le dit s[ieu]r abbé AMPHOUX au dit nom a elu celuy des dame et s[ieu]r AMPHOUX en cette ville de Paris au dit hotel de Nevers rue du bacq quartier S[ain]t Germain des Prés p[arois]se S[ain]t Sulpice auxquels lieux nonobstant promettant obligeant sa d-a- et le dit s[ieu]r abbé AMPHOUX au dit nom chacun a son egard renoncant fait et passé a Paris le treisieme jour d’avril avant midy l’an mil sept cent soixante cinq et ont signé la minute des presentes demeuree au dit M[aitr]e ARNAUD notaire qui a averti de l’insinuation.

signés DELAYE et ARNAUD
il y a arret le 16 février 1771.

23 novembre 1934 – décédé dans la geôle municipale

Première mairie de Miramas-Gare
(carte postale, collection personnelle)

Première mairie de Miramas-Gare (carte postale, collection personnelle)

Première mairie de Miramas-Gare
(carte postale, collection personnelle)

Le vingt trois novembre mil neuf cent trente quatre vers sept heures du matin, est décédé dans la geole municipale de la mairie de Miramas Georges Henri Antoine PAUTROT journalier né à Poitiers (Vienne) le deux octobre mil huit cent quatre vingt cinq fils de Henri et de Marie Désirée Célestine DALLOUX son épouse et époux de Marie Ida BENKI.
Dressé le vingt quatre novembre mil neuf cent trente quatre à neuf heures sur la déclaration de Adrien AUTHEMAN, employé de la mairie, lecture faite a signé avec nous Emile PELEN, adjoint au maire, officier de l’état civil délégué.

[signés AUTHEMAN et PELEN]

Registre des décès de Miramas, 1934, acte n°66

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