22 juin 1855 – Naissance de triplés

N° 15 – YVAN Désirée Baptistine – jumeau de trois
L’an mil huit cent cinquante cinq et le vingt deux juin à cinq heures du soir, pardevant nous, Louis CASTAGNE, chevalier de la légion d’honneur, maire, officier de l’état civil de la commune de Miramas, canton de Salon, département des Bouches-du-Rhône, est comparu sieur Joseph YVAN, cultivateur, âgé de quarante deux ans, domicilié en cette commune et y demeurant, lequel nous a présenté un enfant du sexe féminin, jumeau, étant sorti le premier du sein de sa mère ; né ce jourd’hui à deux heures du soir, dans sa maison d’habitation, sise en cette commune de lui déclarant et de Sabine REYNAUD, sans profession, âgée de trente huit ans son épouse ; et auquel il a déclaré vouloir donner les prénoms de Désirée Baptistine ; les dites déclaration et présentation, faites en présence des sieurs Jean Baptiste ROUX, perruquier, âgé de trente huit ans et Michel MERELLY, instituteur primaire communal, âgé de cinquante un ans, l’un et l’autre domiciliés en cette commune et y demeurant, non parents ni alliés du nouveau né ; lesquels après qu’il leur a été donné lecture du présent acte ont signé avec nous ; le père de l’enfant nouveau né requis par nous de signer a déclaré ne le savoir.[signés Louis CASTAGNE ; Jean Baptiste ROUX ; Michel MERELLY]

–> mariée le 8 décembre 1875 à Miramas avec Joseph Vincent MIOLLAND,  elle est la seule à survivre.

N° 16 – YVAN Antoine – jumeau de trois
L’an mil huit cent cinquante cinq et le vingt deux juin à cinq heures du soir, pardevant nous, Louis CASTAGNE, chevalier de la légion d’honneur, maire, officier de l’état civil de la commune de Miramas, canton de Salon, département des Bouches-du-Rhône, est comparu sieur Joseph YVAN, cultivateur, âgé de quarante deux ans, domicilié en cette commune et y demeurant, lequel nous a présenté un enfant jumeau, du sexe masculin, étant sorti le second du sein de sa mère ; né ce jourd’hui à deux heures et un quart du soir, dans sa maison d’habitation, sise en cette commune de lui déclarant et de Sabine REYNAUD, sans profession, âgée de trente huit ans son épouse ; et auquel il a déclaré vouloir donner les prénoms de Antoine ; les dites déclaration et présentation, faites en présence des sieurs Jean Baptiste ROUX, perruquier, âgé de trente huit ans et Michel MERELLY, instituteur primaire communal, âgé de cinquante un ans, l’un et l’autre domiciliés en cette commune et y demeurant, non parents ni alliés du nouveau né ; lesquels après qu’il leur a été donné lecture du présent acte ont signé avec nous ; le père de l’enfant nouveau né requis par nous de signer a déclaré ne le savoir.

[signés Louis CASTAGNE ; Jean Baptiste ROUX ; Michel MERELLY]

–> décédé le 24 juin 1855 âgé de 2 jours.

N° 17 – YVAN Marius Joseph – jumeau de trois
L’an mil huit cent cinquante cinq et le vingt deux juin à cinq heures du soir, pardevant nous, Louis CASTAGNE, chevalier de la légion d’honneur, maire, officier de l’état civil de la commune de Miramas, canton de Salon, département des Bouches-du-Rhône, est comparu sieur Joseph YVAN, cultivateur, âgé de quarante deux ans, domicilié en cette commune et y demeurant, lequel nous a présenté un enfant jumeau, du sexe masculin, étant sorti le troisième du sein de sa mère ; né ce jourd’hui à trois heures du soir, dans sa maison d’habitation, sise en cette commune de lui déclarant et de Sabine REYNAUD, sans profession, âgée de trente huit ans son épouse ; et auquel il a déclaré vouloir donner les prénoms de Antoine ; les dites déclaration et présentation, faites en présence des sieurs Jean Baptiste ROUX, perruquier, âgé de trente huit ans et Michel MERELLY, instituteur primaire communal, âgé de cinquante un ans, l’un et l’autre domiciliés en cette commune et y demeurant, non parents ni alliés du nouveau né ; lesquels après qu’il leur a été donné lecture du présent acte ont signé avec nous ; le père de l’enfant nouveau né requis par nous de signer a déclaré ne le savoir.

[signés Louis CASTAGNE ; Jean Baptiste ROUX ; Michel MERELLY]

–> décédé le 23 juin 1855 âgé de 7 heures.

Source : état civil de Miramas, registres des naissances, AD13, 202 E 684

12 février 1800 – Décès d’un Autrichien

mendiantL’an huit de la République française et le vingt trois pluviose à dix heures du matin nous Jean ROCHE juge de paix de cette commune et canton de Saint-Chamas département des Bouches-du-Rhône et officier de police judiciaire, sur l’avis à nous donné de la part du citoyen Louis SAPET agent municipal de la commune de Miramas suivant sa lettre de ce jourd’hui qu’il avoit trouvé un cadavre mort sur le chemain d’Eyguières au quartier de Saint Souspir terroir de Miramas, nous nous sommes sur cet avis transporté de suitte en compagnie du citoyen Estienne LAGET assesseur, du dit citoyen Louis SAPET agent municipal, du citoyen CHAPUS officier de santé de cette commune de Saint-Chamas, de notre secrétaire greffier, et d’Aman AUTHEMENT notre huissier, au dit quartier de Saint Souspir, ou étant arrivés vis a vis la propriété du citoyen Joseph PAUL, sise au dit quartier et sur le grand chemin d’Eyguière, nous avons trouvés un cadavre masculin guissant par terre dont la moitiéz dudit cadavre étoit sur le grand chemin et les jambes dans un fossé qui nous a été déclaré etre un autrichien qui nous a paru etre agé d’environ vingt cinq ans d’une taille de cinq pieds trois pouces les cheveux chatain vétu d’une veste rouge, pantelon bleud de mauvais bas avec les souliers en formes de brodequin et une mauvaise chemise blanche n’ayant sur lui aucun papier d’aucune espèce ayant seulement deux sols ou dix centimes ayant aussy une petite besace contenant un petit morceau de pain et un petit sacquet dans lequel étoient remfermer un peigne pour les cheveux, un petit pot pour se gresser les cheveux.
Et au même instant le dit citoyen CHAPUS officier de santé ayant fait la visite du dit cadavre, nous a déclaré que ledit cadavre n’avoit aucun coup ny constution est qu’il paroissoient etre mort d’un évanouissement par le manque de subsistance, et a le dit CHAPUS officier de santé signé avec nous ainsy que le dit SAPET. Signé ROCHE juge de paix, LAGET assesseur, CHAPUS officier de santé, Louis SAPET agent municipal, AUTHEMENT et Paul BERNARD secrétaire greffier sur la minutte.
Et de suite nous avons procédés à l’information des cause et sirconstance de sa mort dudit défunt ainsy qu’il suit. Les citoyens Louis et Jean Marie CHIRON frère fils de feu Louis CHIRON, demeurant a la bastide située au quartier de Saint Souspir lequel on dit que le vingt pluviose sur le déclin du jour, le dit défunt avoit passé au devant de la bastide et lui avoit demander l’hospitalité d’un langage qu’il ny comprené rien que cepandant, sur les diverses paroles qu’il profera il leur fit entendre qu’il étoit un autrichien et qui le reconnoisse bien pour etre le même et qu’il avoit la figure d’une personne bien malade. Et on déclaré ne savoir signé.
Ce fait nous avons laissé ledit cadavre à la possession dudit SAPET agent municipal qu’il s’en est chargé de faire inhumer suivant l’usage.
Dont et du tout ce que dessus nous avons fait et dressé le présent procès verbal pour servir et valoir ce que de raison et nous sommes sousigné. Signé ROCHE juge de paix, LAGET assesseur, Paul BERNARD greffier sur sa minute.
Collationné conforme a l’original Paul BERNARD sur sa minute.
Transcrit par ordonnance du juge de paix de notre canton le présent procès verbal dans nos registres de décès de notre commune le vingt quatre pluviose an huitième de la République française par moy Louis SAPET agent municipal de cette commune de Miramas et signé Louis SAPET agent municipal.
Ce jourd’huy vingt quatre pluviose an huitième de la République française à dix heures du matin par ordonnance du juge de paix de notre canton j’ay moy officier de l’état civil de cette commune de Miramas canton de Saint-Chamas département des Bouches-du-Rhône, assister à l’inhumation dudit cadavre dénomé cy dessus et je l’ay accompagné au champs de repos, et j’en ay dresser le présent acte que j’ay signé.

Louis SAPET agent municipal

21 mars 1884 – Ecrasé sous un olivier

Tombe de Joseph-François Pourchier, cimetière de Miramas-le-Vieux (photo personnelle)

Tombe de Joseph-François Pourchier, cimetière de Miramas-le-Vieux
(photo personnelle)

Acte de décès n°6 POURCHIER Joseph François, époux AUCANE

L’an mil huit cent quatre vingt quatre, et le vingt un du mois de mars à deux heures du soir, par devant nous MOUTET Marius, adjoint, remplissant les fonctions d’officier de l’état civil de cette commune, arrondissement d’Aix, département des Bouches-du-Rhône, ont comparu sieurs MARTIN Denis, garde champêtre, âgé de soixante un ans, et RIBIERE, Philippe, cultivateur, âgé de quarante ans, domiciliés à Miramas, lesquels nous ont déclaré que POURCHIER, Joseph François, maire de la commune de Miramas, né et domicilié à Miramas, âgé de quarante ans dix mois, fils de feu POURCHIER Jean Baptiste, et de feue COURNAND Marie, époux de AUCANE Antoinette Caroline, est décédé en cette commune ce jourd’hui à huit heures du matin, et après nous être assuré de ce décès, lecture a été faite du présent acte, que nous avons signé avec les comparants.

MARTIN ; RIBIERE ; Marius MOUTET, adjoint

  • registre d’état-civil de Miramas, AD13, 202 E 954

 

Marseille. – Hier, ont eu lieu, à Miramas, les obsèques de M. Pourchier, maire de cette commune, écrasé vendredi, dans sa propriété, par un bloc de rocher pesant 40,000 kilog.

Extrait du quotidien « Le Gaulois« , n°617 du mardi 25 mars 1884

Ecrasé sous un olivier. – Vendredi matin, à sept heures, M. Pourchier, âgé de quarante et un ans, maire de Miramas (Bouches-du-Rhône), se trouvait dans une de ses propriétés au lieudit Sainte-Croix, à 500 mètres environ de la commune, où il était en train de couper un olivier qui s’élevait au pied d’un rocher. La besogne était presque terminée, lorsqu’un craquement se fit entendre et l’olivier céda sous un dernier coup de hache ; mais immédiatement un éboulement s’ensuivit. Un bloc de pierre, du poids de 25 à 30,000 kilogrammes, se détacha et tomba sur M. Pourchier, dont la mort a été instantanée.

Extrait du quotidien « La Croix« , n°242 du jeudi 27 mars 1884

 

25 juin 1859 – Une mort bien accidentelle

Soldat de l'infanterie de ligne, Second Empire (Wikipedia)

Soldat de l’infanterie de ligne, Second Empire
(Wikipedia)

L’an mil huit cent cinquante neuf et le vingt cinq juin, à huit heures du matin, pardevant nous Jean François Napoléon MARITON, adjoint, remplissant par délégation de monsieur le Maire les fonctions d’officier de l’état civil de la commune de Miramas, canton de Salon, département des Bouches-du-Rhône, sont comparus sieurs Pierre Bertrand MOULET, ancien gendarme, âgé de cinquante un ans, et Etienne MARGAILLAN, cantonnier, âgé de trente quatre ans, domiciliés en cette commune et y demeurant, lesquels nous ont déclaré que le jour d’hier à quatre heures du matin le nommé BORDIER Mathieu, soldat au soixante dixième de ligne, dont le dépôt est à Salon, en ce département, est décédé sur le chemin de grande communication numéro trois, entre la station du chemin de fer et le domaine de Molières, sur le terroir de cette commune, en se tirant lui-même un coup de fusil à la tête, la mort a été instantanée, ainsi que nous en sommes assuré par une lettre de monsieur le Juge de paix du dit canton de Salon, en date du vingt quatre juin courant ; le susnommé BORDIER Mathieu était originaire d’Orléans, département du Loiret, ayant son dernier domicile à Chaumont, département de Loir-et-Cher, ainsi que le constate le livret d’homme de troupe, dont il était porteur au moment de son décès, il était fils de feu Mathieu et de feue Victoire GERMAIN. Et nous avons dressé le présent acte que nous avons signé avec les susdits déclarants, après que lecture leur en a été faite.

MOULET ; MARGAILLAN ; MARITON Napoléon, adjoint

Registre de l’état-civil de la commune de Miramas, année 1859, acte n°10, 202 E 684, Archives départementales des Bouches-du-Rhône

17 octobre 1833 – Le maire est mort !

La première mairie à Miramas-le-Vieux (photo personnelle)

La première mairie à Miramas-le-Vieux
(photo personnelle)

L’an mil huit cent trente trois et le dix sept octobre, à dix heures du matin, pardevant nous adjoint au maire, maire par intérim, officier de l’état civil de la commune de Miramas, département des Bouches-du-Rhône, canton de Salon, sont comparus sieurs Joseph Cosme FABRE, âgé de soixante deux ans, et Joseph Trophime TOCHE, âgé de cinquante deux ans, propriétaires, domiciliés et demeurants en la commune de Saint-Chamas, lesquels nous ont déclaré que ce jourd’hui, à quatre heures du matin, leur ami Joseph Louis Bruno AME, propriétaire et maire de cette commune de Miramas, âgé de soixante treize ans, originaire de celle de Saint-Chamas, domicilié en celle cy y demeurant sur son terroir, quartier de Moutonnet, fils de feu Louis Athanase AME, en son vivant écuyer et commissaire des poudres et salpêtres et de feue Marie Suzanne GOIRAND, veuf de Marie Anne Claire LIEUTAUD, est décédé dans sa maison de campagne dite Saint-Louis, sise sur ce terroir, quartier de Moutonnet, et nous avons signé le présent acte avec lesdits déclarants, après lecture faite.

FABRE, TOCHE, Xavier JOURDAN, adjoint

acte de décès n°8, mairie de Miramas, 202 E 510

orthographe respectée

20 novembre 1850 – chute mortelle sur la voie ferrée

Ligne ferroviaire près de Miramas (carte postale, collection personnelle)

Ligne ferroviaire près de Miramas
(carte postale, collection personnelle)

L’an mil huit cent cinquante et le vingt un novembre à dix heures du matin, pardevant nous Louis Henri Vincent BELLON, adjoint remplissant par délégation les fonctions d’officier de l’état civil de la commune de Miramas, canton de Salon, département des Bouches-du-Rhône, est comparu le sieur Jean TROUSSIER, cultivateur, âgé de trente cinq ans et Julien SILVY poseur au chemin de fer de Marseille à Avignon, âgé de trente ans l’un et l’autre domiciliés et demeurant en cette commune, amis du défunt, lesquels nous ont déclaré que le jourd’hier à six heures du matin Antoine GIRAUD, berger, âgé de trente sept ans, fils de Jean Baptiste GIRAUD et de Euphrosine LAGET, originaire de la commune d’Aureille en ce département, domicilié et demeurant en cette commune au quartier de la Barrielle, est décédé sur la ligne du chemin de fer de Marseille à Avignon, par suite d’une chute sur un piquet placé entre les deux voies de fer.

Nous nous sommes de suite transporté sur le lieu et nous avons fait apeller monsieur le juge de paix de Salon, lequel accompagné de monsieur BEDOC, greffier, et monsieur MOURET docteur en médecine, à fait procéder en notre présence à l’autopsie du cadavre et procès verbal a été dressé par lui sur le lieu même, après avoir pris les informations voulues par la loi.
De tout quoi nous avons dressé le présent acte que nous avons signé après que lecture en a été faite aux susdits déclarants qui nous ont déclaré ne savoir signer de ce interpellés.
[L.H.V. BELLON, adjt]
 
 
Registre de l’état-civil de la commune de Miramas, acte de décès n°19, année 1850, AD13, 202 E 684