Hermès marseillais

Extrait de l’Hermès marseillais ou le Guide des étrangers à Marseille et dans le département des Bouches-du-Rhône (1826), page 408-409.
Collection familiale AVY-BAUTISTA
Un chemin qui pénètre dans la Crau, pour contourner une colline qui règne tout le long du rivage, conduit à Miramas. Ce village couronne une hauteur isolée en forme de pain de sucre et s’aperçoit de très loin. Comme partout, un château entouré d’énormes murailles est assis sur le sommet ; le roc taillé à pic lui sert de fondation, et l’intérieur de son enceinte est aujourd’hui divisé entre plusieurs cultivateurs qui y logent avec leurs familles et leurs troupeaux.
Les habitans sont obligés d’aller chercher l’eau à une fontaine qui coule au pied du coteau, à six cents pas du village ; tout auprès est une vieille chapelle dont la voûte est couverte avec des dalles de pierres et qui paraît dater du 9è ou du 10è siècle.
C’est dans le terroir de Miramas que l’on peut examiner les travaux faits jadis par les Moines de Mont-Majour, pour dessècher des lacs sans écoulement. Ces lacs sont au nombre de cinq : des canaux souterrain ont été creusés à travers les collines de safre, et les eaux abandonnant des fonds de terre rendus à l’agriculture, servent à l’irrigation d’une partie du territoire.
Des antiquités romaines ont été souvent découvertes aux environs de Miramas ; des tombeaux en pierre et en brique furent déterrés il y a peu d’années exactement au bord du chemin de Saint-Chamas, et de temps en temps les cultivateurs ramassent quelques monnaies de cuivre de la colonie Nimoise.

Vaqui passe par Miramas

Le samedi 12 février 2011, vers 10h30, ne manquez pas l’émission en lengo nostro “Vaqui” sur France 3 région Provence-Alpes, présentée par Jean-Pierre BELMON (un enfant de Miramas) et Lisa.


L’émission a été enregistrée cette semaine à Miramas, 
elle vous fera découvrir notre ville.
Ne râtez surtout pas, la seule félibre féminine de l’émission, Martine BAUTISTA, animatrice de langue provençale et tambourinaire,
membre du groupe de culture provençale Li Calandro de Crau,
une autre enfant de Miramas
(et accessoirement ma grande soeur)
Martine BAUTISTA et Jean-Pierre BELMON, juste avant l’enregistrement de l’émission

Famille CASTAGNE

Famille originaire de Claviers, village du Haut-Var. Elle s’installe à Marseille au début du XVIIIème siècle où elle fait fortune dans le négoce vers la Ligurie puis vers le Levant, où elle occupe la première place près la Porte ottomane.

Jean-Louis CASTAGNE achète le domaine de Montaud, à Miramas, vers 1830, il s’installe définitivement dans la commune à cause d’une mauvaise santé. Il occupe rapidement les fonctions de conseiller municipal (1840). Il sera constamment réélu jusqu’à son décès, et sera nommé maire de la commune de 1846 à 1848, puis de 1850 à 1858. Castagne est à l’origine du développement ferroviaire de la commune, poussant à l’implantation d’une station du chemin de fer de la ligne Avignon-Marseille dans le quartier du Paty. A son décès, il fera un legs pour habiller chaque année deux pauvres de la commune. En reconnaissance de ses actions, la commune lui élèvera un buste sur la fontaine du Village.

Monument et fontaine Castagne, Miramas-Village

Génération I – Joseph CASTAGNE, chirurgien, décédé avant 1723
Marié le 25 février 1675 à Claviers (83) avec Marguerite GUIGUE, décédée avant 1723

Génération II – François CASTAGNE, négociant, né à Claviers (83), décédé avant 1754
Marié le 6 avril 1723 à Marseille, Les Accoules, avec Anne GUIEN, décédée avant 1754, fille de Mathieu et de Anne LANGE, d’où

Génération III – Jean CASTAGNE, négociant, né vers 1725, décédé le 8 décembre 1782 à Port-Maurice (Italie).
Marié le 26 décembre 1754 à Marseille, Les Accoules, avec Anne-Rose REY, née vers 1732, fille de Jean, magasinier, et de Thérèse d’ANTOINE, d’où

Génération IV – Honoré-Auguste CASTAGNE, propriétaire, né vers 1758 à Marseille, décédé le 30 mars 1830 à Marseille. Marié le 22 juillet 1783 à Marseille, Saint-Ferréol, avec noble Marie-Louise de GRAS, née vers 1760 à Marseille, décédée le 10 mars 1832 à Marseille, fille de Jean-Louis et de Anne-Françoise RICARD, dont :
Louis-Joseph-Auguste CASTAGNE, qui suit.
2° Jean-Louis-Martin CASTAGNE, propriétaire, botaniste, maire de Miramas, chevalier de la Légion d’Honneur, né le 11 novembre 1785 à Marseille, Saint-Ferréol, décédé le 17 mars 1858 à Miramas, à son domaine de Montaud. Célibataire.
Jules-François CASTAGNE, né vers 1798 à Port-Maurice (Italie), décédé le 30 avril 1813 à Marseille.
Marie-Louise-Fortunée CASTAGNE, née le 6 janvier 1801 à Marseille, décédée avant 1851, mariée le 8 septembre 1824 à Marseille avec Philippe-Louis-Félix ROBERT, négociant, né le 28 octobre 1799 à Nauplie (Grèce), décédé avant 1851, fils de Philippe, négociant, et de Catherine-Pauline GRAVIER.

Génération V – Louis-Joseph-Auguste CASTAGNE, né le 5 mai 1784 à Port-Maurice (Italie) décédé le 19 novembre 1861 à Aix-en-Provence (13), Chancelier de l’Ambassade de France à Constantinople puis Consul Général de France à Varna. Officier de la Légion d’Honneur le 1er mai 1821, commandeur de l’ordre du Sauveur de Grèce, décoré du Nichan Istichar de Turquie.
Marié le 3 janvier 1821 à Constantinople (Turquie), avec Sophie-Clémentine-Baptistine GLAVANY, née le 14 avril 1797 à Constantinople (Turquie), décédée le 13 janvier 1853 à Constantinople (Turquie), fille de Gaspard-Guillaume, négociant, et de Marie GIACHINI, dont :
Marie-Louise-Sophie CASTAGNE, née le 21 septembre 1821 à Constantinople, Péra (Turquie), mariée avec Ange DURONI.
Gaspard-Auguste-Louis CASTAGNE, diplomate, né le 10 novembre 1822 à Constantinople (Turquie), décédé le 27 août 1855 à Mossoul (Irak).
Sophie-Marie-Eudoxie CASTAGNE, religieuse, née le 21 juin 1825 à Constantinople (Turquie), décédée le 14 avril 1891 à Varna (Bulgarie).
Louise-Christine-Eudoxie CASTAGNE, née le 14 septembre 1826 à Constantinople (Turquie), mariée avec Brice GIUSTINIANI.
Marie-Rose-Fortunée CASTAGNE, née le 3 septembre 1831 à Constantinople (Turquie), mariée avec Jean PRIVILEGGIO, né à Smyrne (Turquie).
Gaspard-Marie-Auguste CASTAGNE, drogman, chancelier du consulat de France à Trébizonde, chevalier de la Légion d’Honneur le 12 juillet 1880, né le 1er novembre 1833 à Constantinople (Turquie), décédé le 17 avril 1888.
Marie-Anne-Eudoxie CASTAGNE, née le 2 juillet 1836 à Constantinople (Turquie), mariée le 01/07/1858 à Aix-en-Provence (13) avec Adam HOSZOWSKI, né le 23/08/1824 à Sièlec (cercle de Stanisalwow, Galicie Autrichienne), major de l’armée ottomane, habite Constantinople, fils de Erasme, propriétaire, et de Louise MATKOWSKA.
Louise-Clémentine-Baptistine CASTAGNE, née le 29 octobre 1839 à Constantinople, Péra (Turquie).

Les seigneurs de Miramas

Les blasons reproduits ci-dessous sont la propriété de Sébastien AVY.
Ils sont libres de droit et peuvent être réutilisés du moment que vous mentionnez leurs origines.

Historique de l’abbaye

La liste des seigneurs de Miramas se confond avec la liste des abbés du monastère de Saint-Pierre-de-Montmajour, qui y sont seigneur temporel et spirituel. Depuis la fondation du monastère à la fin du Xème siècle, le castrum de Miramas fait parti des biens de l’abbaye.
Saint-Pierre de Montmajour est une abbaye fondée en 948 à environ quatre kilomètres au nord-est d’Arles. En octobre 949, Teucinde, une femme de l’aristocratie bourguignonne qui a suivi Hugues d’Arles en Provence, également soeur du prévôt du chapitre Gontard, achète l’île de Montmajour qui appartient à l’archevêque d’Arles Manassès et en fait donation aux religieux qui y vivent ; l’abbaye est fondée. Teucinde confirme sa donation en 977. Dès 960, de nombreuses autres donations sont effectuées en faveur de l’abbaye. En 968, une bulle du pape Léon VIII place le monastère sous son autorité directe.
L’abbaye devient au XIe siècle la nécropole des comtes de Provence. En effet, en 1018 a lieu l’inhumation du comte Guillaume II, en 1026, celle de la comtesse Adelaïde et en 1063, celle du comte Geoffroy. Tous les trois sont inhumés initialement dans la crypte du XIe siècle avant d’être transférés au XIIe siècle au cloître.
Construite sur un rocher entouré de marais par des moines bénédictins, la petite abbaye Saint-Pierre étend rapidement son influence à Arles et en Provence grâce à la construction d’une série de bâtiments religieux et à un vaste réseau de prieurés situés en Provence, Languedoc et Dauphiné (jusqu’à 112 à son apogée). Elle devient l’une des abbayes les plus riches de Provence. Mais sa renommée est surtout dû au pèlerinage de la Sainte-Croix ou pèlerinage de Montmajour appelé Pardon de Montmajour instauré à partir de 1019, tous les 3 mai : jusqu’à 150.000 pèlerins d’après Bertrand BOYSSET, un chroniqueur arlésien de la fin du XIVe siècle. En 1426, on compte 12 à 15.000 pèlerins venant par le Rhône jusqu’à Arles pour le pèlerinage de Montmajour.
En 1357 quand les Grandes compagnies ravagent la Provence, puis entre 1389 et 1399, lors du conflit avec Raymond de Turenne, les moines menacés protègent leur monastère par des ouvrages militaires : un mur d’enceinte aujourd’hui disparu et une tour encore appelée tour de Pons de l’Orme, du nom de l’abbé.
En 1405, l’abbaye perd l’indépendance de son abbatiat et se trouve rattachée à l’archevêché d’Arles. En 1431, l’abbaye est mise en commende et ses prieurés ne cessent de régresser. Beaucoup passent à d’autres ordres ou à des laïcs contre un cens versé à l’abbaye-mère. L’abbé commendataire est un ecclésiastique séculier nommé par le roi, souvent non résident et n’exerçant pas la charge religieuse, qui recevait à titre personnel les revenus des bénéfices des abbayes dont il avait reçu le patronage.
En 1593, lors des guerres de religion, l’abbaye est occupée par les soldats de la Ligue catholique et les moines doivent se retirer pendant deux ans à Arles. A leur retour ils retrouvent une abbaye dévastée.
L’archevêque d’Arles, Jean JAUBERT de BARRAULT y introduit la réforme bénédictine de Saint-Maur, mais il se heurte à une forte opposition des moines. Il doit faire appel en 1638 à des lettres patentes du roi l’autorisant si nécessaire à recourir à l’Intendant de Provence pour imposer le concordat de 1639. Les Mauristes prennent possession de ce monastère à la Saint-Michel 1639.
Sous la direction des nouveaux moines, des extensions sont entreprises : le lundi de Pâques 1703 l’archevêque d’Arles, François de MAILLY pose la première pierre des nouveaux bâtiments conventuels de l’abbaye. En 1726, un incendie très important nécessite des travaux de reconstruction, dirigés par l’architecte Jean-Baptiste FRANQUE. Le dernier abbé de Montmajour est le cardinal de Rohan, connu pour sa compromission dans l’Affaire du collier de la reine. L’abbaye est sécularisée en 1786.
A la Révolution, l’ensemble monastique est vendu comme bien national. Les bâtiments, pour la plupart fort dégradés ou partiellement détruits, servent de carrières de pierres. Ils sont rachetés par la ville d’Arles en 1838. L’abbaye est classée Monument historique à partir de 1840 et les bâtiments restaurés sous le Second Empire. Depuis 1945, l’abbaye est propriété d’État.
Les abbés de Montmajour

vers 955 Norgalde
977 Mauringus
Pons I, douteux, il est connu seulement par le necrologium et est cité comme prieur dans la donation des marais vers 960
Paul, douteux, il est connu seulement par le necrologium
+01/03/999 Riculfus, évêque de Fréjus, neveu de Teucinde
+ vers 1020 Archinric
+ vers 1030 Rambert
1031 1036 Josmar
1036 1040 Benoît
1053 Eldebert, déposé par Raimbaud de Reillanne archevêque d’Arles
1053 1058 Raimbaud de Reillanne, administre l’abbaye
1058 + après 1072 Roland, nommé par Raimbaud de Reillanne
1080 Bermond, proche de l’archevêque d’Arles Aicard, déposé
1081 Guillaume I, placé à la tête de l’abbaye par le comte de Provence Bertrand II
1081 1090 Richard, oncle maternel de l’archevêque d’Arles Aicard; il avait pris le parti du pape et du comte dans le conflit les opposant à son neveu. Abbé de Saint-Victor, il est placé à la tête de l’abbaye de Montmajour par le pape Grégoire VII par la bulle du 18 avril 1081.
vers 1118 après 1130 Pierre I
avant 1136 après 1157 Pons II
1167 Gérin
Jean
1184 Guillaume II
avant 1193 après 1203 Foulques de Cabannes
1204 1234 Guillaume III de Bonnieux
1234 après 1240 Guy
1244 René
avant 1248 1252 Raimond I de Boulbon
1252 1259 Raimond II d’Asoïs
1260 Guillaume IV de Ronnis
1266 26/11/1286 Bernard de Montmirat, nommé par le pape Clément IV, évêque de Tripoli du Liban(1286)
1287 1297 Etienne de Montarène, moine de Saint-Gilles-du-Gard
d’azur à deux chevrons d’or
Bertrand de Malsang 
(21/04/1298-1316)
de gueules à deux arches d’or, maçonné de sable
Isnard alias Bernard de Pontevès 
(….-06/09/1317)

Guillaume de Cadolle

(10/04/1318-1327)

Raimond III de Boulbon

(14/11/1328-19/02/1347)

d’azur au lévrier rampant d’argent, colleté de gueules ; à la bordure denticulée d’argent
Pierre de Canillac
(20/02/1348-30/01/1353)
évêque de Saint-Pons de Thomières en 1353, évêque de Maguelonne le 29 janvier 1361
[mort le 7 juillet 1361]

 
Jaubert de Livron

(….-08/07/1353)
abbé de Saint-André de Villeneuve

Ratier

(1359-vers 1361)

Louis de Bollène

(27/10/1361-1363)
burelé de huit pièces d’or et de gueules
Pierre de Bagnac
(13/10/1363-09/1368)
cardinal

d’or à un ormeau arraché de sinople
Pons de l’Orme
(09/1368-….)
cardinal

Pierre
(01/06/1380-….)
abbé de San Bartolo de Ferrare

d’azur à 3 étoiles à 6 raies d’or ; au chef de gueules ; à l’orle brochant d’argent chargé de 11 tourteaux de sable
Faydit d’Aigrefeuille
(17/03/1384-1391)
évêque de Rodez en 1361, évêque d’Avignon en 1368
cardinal de Saint-Martin-aux-Monts le 23 décembre 1383
[mort le 2 octobre 1391 et inhumé dans la cathédrale d’Avignon (84)]
coupé : au 1) de gueules au croissant renversé d’argent ;au 2) d’argent plain
Pedro Martin de Luna
(1391-1403)
anti-pape sous le nom de Benoît XIII le 28 septembre 1394, résidant à Avignon
[mort le 23 mai 1423]
d’or à trois chevrons de gueules
Jean Hugolen
(16/03/1405-1430)

de gueules semés de fleurs de lys d’or, à la bande brochante d’argent

 Bienheureux Louis Alleman
(25/07/1431-+17/09/1450)
archevêque d’Arles le 3 décembre 1423, évêque de Saint-Malo en 1434 (non sacré), cardinal.
Le 28 mai 1440, il est privé de ses dignités par le pape Eugène IV qui nomme Robert Roger, puis Bartolo de Cingoli (1442) et Jean de Beauveau (1443) administrateurs. Louis Alleman revient le 15 juin 1449

écartelé : 1/4) d’or à trois pals de gueules ; 2/3) d’or à 2 vaches de gueules, accornées et clarinées d’azur

Pierre de Foix
(09/10/1450-….)
franciscain, évêque de Lescar en 1405 et 1433, cardinal-prêtre au titre de Saint-Etienne en 1408, évêque de Comminges en 1426, administrateur de l’évêché de Lombez en 1424, de l’évêché de Bordeaux en 1438, archevêque d’Arles en 1450, évêque de Dax en 1455, évêque de Tarbes en 1462. Il célèbra le mariage du roi René avec Jeanne de Laval, le 10 septembre 1454
[né vers 1386 – mort le 13 décembre 1464 à Avignon (84) en odeur de sainteté et inhumé dans l’église des frères mineurs de cette ville]

d’or à trois chevrons de sable, accompagnés d’un lambel de trois pendants de gueules, chaque pendant chargé de trois points d’argent

Philippe de Lévis
(11/02/1462 ou 1463-1475)
archevêque d’Auch en 1454, archevêque d’Arles le 13 février 1463, cardinal-prêtre des Saint-Pierre et Marcellin le 7 mai 1473
[né le 4 novembre 1435 – mort le 4 novembre 1475 à Rome (Italie)]




d’or à trois chevrons de sable

Eustache de Lévis
(20/11/1475-1489)
archevêque d’Arles en décembre 1475
[mort le 22 avril 1499 à Rome (Italie)], frère du précédent

écartelé : au 1/4) de gueules à la bande échiquetée d’argent et d’azur de 3 tires; au chef  d’argent chargé d’une croix de gueules ; au 2/3) de … à 6 besants de …, posés 3, 2 et 1

Nicòlo Cibo
(24/04/1489- après 1491)
noble génois, évêque de Cosenza, archevêque d’Arles le 24 avril 1489.
Le sultan Bayazid aurait demandé au Pape sa nomination de cardinal [mort en 1499].

de gueules à trois fasces d’argent

Rodolphe de Boniface
(29/10/1493-1505)
né à Marseille, prieur de Bédoin, recteur du Comtat Venaissin en 1482 et 1486-1505, abbé de Saint-Sauveur-le-Vicomte (1484). Il meurt en 1505.

d’azur à 6 besants d’or ; au chef de même

Claude de Poitiers
(1506- après 1545)

mal-gironné d’argent et de sable de six pièces au moyen d’un parti, d’un tranché et d’un taillé

Aymar de Maugiron
(….-1564)

Jean-François de Purpurat
(1569-1572)

d’azur fretté d’argent de huit pièces

Claude d’Anselme
(1582-1590)

fuselé d’argent et de gueules ; au chef d’or chargé d’une aigle éployée de sable

Dominique Grimaldi
(1591-1592)
évêque de Cavaillon le 14 mars 1584 (non sacré), archevêque d’Avignon le 8 juin 1584
[mort le 1er août 1592 et inhumé dans la cathédrale d’Avignon (84)]

Guillaume d’Acorty
(1593-1608)
En procès pour la possession de l’abbaye avec Guillaume d’Avançon, archevêque d’Embrun. Un arrêt du conseil de 1597 le maintient. Il meurt au château de Miramas le 24 avril 1608.

écartelé : au 1/4) de gueules à une tour donjonnée d’or ; au 2/3) d’or à un lion de gueules, au chef d’azur chargé d’une fleur de lys d’or

Pierre d’Ornano
(19/01/1612-…)

écartelé : au 1/4) de gueules à une tour donjonnée d’or ; au 2/3) d’or à un lion de gueules, au chef d’azur chargé d’une fleur de lys d’or

Charles-Joseph d’Ornano
(…-1624)

Jean Sicard
(19/11/1624-1626)
abbé de Saint-André de Villeneuve

écartelé d’argent et de sable

Camille Savary de Brèves
(1627-1632)

écartelé d’argent et de sable

Jean-Baptiste-Gaston Savary de Brèves
(1632-1639)

d’or à la tête de lion arrachée de sable ; au chef d’or chargé d’une aigle de sable

Alexandre Bicchi
(1643-19/05/1655)
évêque d’Isola (Calabre) le 5 mai 1628, évêque de Carpentras le 9 septembre 1630, cardinal le 28 novembre 1633. Il protégea les parlementaires exilés en 1648 et fut envoyé par le roi à Aix pour accommoder l’affaire du Semestre (1649). Il signa un traité en 13 articles qui fut confirmé par la Cour et cette paix fut appelée paix Bicchi. Il fut reçu à Aix avec de grands honneurs en 1654
[né le 30 septembre 1596 à Sienne (Italie) – mort le 25 mai 1657 à Rome (Italie)]

d’or à la tête de lion arrachée de sable ; au chef d’or chargé d’une aigle de sable

Charles Bicchi
(26/10/1655-1719)

d’argent au chef d’azur

Louis Aloph Rovault de Gamaches
(1719-1736)


écartelé : 1/4) d’argent à la bande d’azur accompagné de six roses de gueules rangées en orle ; 2/3) d’azur à un lévrier rampant d’argent, colleté de gueules, à la bordure crénelée d’or ; sur-le-tout d’or semé de croisettes de sable au lion du même brochant sur le tout

Claude de Montboissier de Beaufort-Canillac
(1736-1762)

de gueules à 9 macles d’or

Louis-René-Edouard de Rohan-Guémené
(20/11/1762-1786)
évêque titulaire de Canople le 24 mars 1760, cardinal le 1er juin 1778, évêque de Strasbourg le 11 mars 1779, chevalier de l’ordre du Saint-Esprit
[né le 25 septembre 1774 à Paris (75) – mort le 16 février 1803 à Ettenheim (Allemagne)]

Compromis dans l’affaire du collier de la Reine, le cardinal de Rohan tombe en disgrâce auprès de la cour royale. Sa chute personnelle précipite le déclin de l’abbaye de Montmajour.
Par décision royale, l’abbaye est supprimée en 1786, ses biens sont rattachés au siège épiscopal d’Arles.

d’or au laurier terrassé de sinople, le fût traversé par un lion léopardé de gueules ; à la bordure d’azur chargée de 12 besants d’argent

Jean-Marie du Lau d’Allemans
(1786-1789)
archevêque d’Arles le 24 avril 1775, béatifié le 17 octobre 1926
[né le 30 octobre 1738 à Biras (24) – mort le 2 septembre 1792 à Paris (75)]

La milice garde-côte

Miliciens Gardes-Côtes fin XVIIIème siècle

De par sa position voisine de l’étang de Berre, la communauté de Miramas était soumise depuis la fin du XVIIème siècle au service de la milice garde-côte, et était rattachée à la division de Martigues.

De tous temps, les Provençaux avaient dû exercer une surveillance de leur côte maritime, exposée aux incursions des pirates, des barbaresques ou attaques des flottes ennemies espagnoles ou anglaises. Surtout lorsque la flotte royale, souvent négligée par le pouvoir et réduite au strict minimum, n’était pas en mesure d’assurer la protection des côtes. En 1633, les razzias des Barbaresques enlèvent en quatre mois 80 mariniers de Martigues.
Depuis 1302, un système de signaux d’alarmes était organisé, se répondant de distance en distance depuis l’embouchure du petit Rhône jusqu’à Nice. Les communautés maritimes devaient fournir les hommes nécessaires à se service de guet.
Le fort de Bouc, à Martigues, faisait parti du système de surveillance des côtes provençales.
 
Par l’ordonnance d’août 1681, Colbert organise et réglemente le service de la milice garde-côte. Les paroisses riveraines ou voisines de la mer devaient être groupées sous le commandement et l’inspection de capitaines gardes-côtes. Chaque communauté devait fournir un certain contingent d’hommes proportionnellement au nombre de ses habitants, et devaient recevoir des armes.
Les miliciens gardes-côtes, nommés canonniers gardes-côtes depuis 1778, étaient tirés au sort dans les communautés astreintes, parmi les hommes valides âgés de 18 à 45 ans. Ils étaient regroupés en compagnie de 50 hommes. La durée du service était fixée à 5 ans. En temps de guerre, les compagnies étaient employées au service des batteries côtières. En temps de paix, du 1er novembre au 1er mai, les compagnies faisaient successivement un séjour d’un mois dans les arsenaux, où les hommes apprenaient le maniement des canons et étaient passées en revue.
Les archives communales, déposées aux Archives départementales série 119E EE1, conservent la liste des Miramasséens soumis au service des gardes-côtes :

Etat dressé de tous les miliciens garde coste de la comm[unau]té de Miramas, en conformité des ordres sur ce reçu de M[onsieur] l’Intendant, par la voye de M[onsieur] CAPEAU son subdélégué, contenant les noms de bapteme, de famille, de guerre, et année de l’entrée au service d’iceux [1761].

Honnoré ANTHELME, d’André, dit Sans Quartier, entré en service en l’année 1755
Jean AUCANE, fils de Jean, dit La Fontaine, entré en service en l’année 1756
Estienne SADOUL, à feu Estienne, dit Jasmin, entré en service en l’année 1756
Hiacinte MOUTET, fils d’Antoine, dit La Pomme, entré en service
Pierre AMOURRI, fils de Marc Antoine, dit La Pierre, entré en service
Joseph POURCHIER, de Melchior, dit La Bonté, entré en service
Joseph BESSON, de feu Jaques, dit Bois Séjour, entré en service en l’année
Jean MOYROUX, a feu sieur François, dit La Feuillade, entré en service en l’année

Pour 1769, j’ai retrouvé «l’Etat des jeunes hommes soumis a tirer le sort a la garde cote » :

Louis SABAT exempt
Michel TROUSSEL n’est pas de taille
Antoine BOUCHET exempt
Joseph RIBIERE soldat
André BELLON n’est pas de taille
Pierre COURNAND n’est pas de taille
Julien MARTIN n’est pas de taille
Vincent MARTIN exempt
André PAYAN n’est pas de taille
François PAZIER soldat
Jean Baptiste FARNARIER est sorti en blanc
Léger CANELLE n’est pas de taille
Jacque FARNARIER soldat
Vincent AUCANE n’est pas de taille

Sur 14 conscrits, seulement trois sont aptes au service ! Mais il arrive, comme en 1772, qu’il n’y est aucun jeune homme qui ne remplisse les conditions nécessaires au service :

Par la dernière assemblée de la jeunesse a l’hotel de ville pour le dernier remplacement de la milice garde cote, ou toute la jeunesse sy trouvoit nous avons suivi cet etat des garçons tous de taille et en etat de servir sans incommodité étant au nombre de huit et cy 8.
Vû le meme etat du dernier remplacement et trouvés d’exemptés huit garçons sçavoir 5 qui n’étoient point de taille et 3 qui étoient hors de service et ci … 8
Après avoir verifié sur l’état de la capitation le nombre des familles des roturiers domiciliées nous avons trouvé que le nombre se montoit a quatre vingt et huit cy 88.
Fait et arreté a Miramas par nous maire et consuls soussignés ce jourdhuy 13e juillet 1772.
Lorsque la famille avait les moyens, elle pouvait se payer un remplaçant pour éviter au jeune homme de partir faire son service. Les Archives communales conservent cette lettre :

Au Martigues le 20 juin 1779

Messieurs les consuls de Miramas

J’ay l’honneur de vous informés que je viens de recevoir des ordres pour vous instruire des substitutions qui ont été admises après l’opération du tirage des matelots garde-cotes, affin que vous puissiez former un état fidelle de ces nouveaux classés.
Le nommé Louis SAUVAIRE de Miramas sur le quel le sort est tombé lors du tirrage a substitué a sa place le nommé Jean Louis REYNAUD de la Breaulle dioceze d’Ambrun habitué à Miramas agé de 32 ans fils de Jean travailleur et de Jeanne MAUREL.
Le nommé Jean REYNE de Saint-Chamas sur le quel le sort est pareillement tombé a substitué a sa place le nommé Jean ROBERT de Miramas agé de 18 ans fils de Jean Bâtiste berger et de Marie FABRE.
Vous pouvés en consequence, Messieurs, faire ce changement sur le procés verbal que vous a deposé M. d’EYSSAUTIER commissaire des guerres.
J’ay l’honneur d’etre avec une parfaite consideration
Messieurs votre humble et tres obeissant serviteur.

1 2 3 5