Hermès marseillais

Extrait de l’Hermès marseillais ou le Guide des étrangers à Marseille et dans le département des Bouches-du-Rhône (1826), page 408-409.
Collection familiale AVY-BAUTISTA
Un chemin qui pénètre dans la Crau, pour contourner une colline qui règne tout le long du rivage, conduit à Miramas. Ce village couronne une hauteur isolée en forme de pain de sucre et s’aperçoit de très loin. Comme partout, un château entouré d’énormes murailles est assis sur le sommet ; le roc taillé à pic lui sert de fondation, et l’intérieur de son enceinte est aujourd’hui divisé entre plusieurs cultivateurs qui y logent avec leurs familles et leurs troupeaux.
Les habitans sont obligés d’aller chercher l’eau à une fontaine qui coule au pied du coteau, à six cents pas du village ; tout auprès est une vieille chapelle dont la voûte est couverte avec des dalles de pierres et qui paraît dater du 9è ou du 10è siècle.
C’est dans le terroir de Miramas que l’on peut examiner les travaux faits jadis par les Moines de Mont-Majour, pour dessècher des lacs sans écoulement. Ces lacs sont au nombre de cinq : des canaux souterrain ont été creusés à travers les collines de safre, et les eaux abandonnant des fonds de terre rendus à l’agriculture, servent à l’irrigation d’une partie du territoire.
Des antiquités romaines ont été souvent découvertes aux environs de Miramas ; des tombeaux en pierre et en brique furent déterrés il y a peu d’années exactement au bord du chemin de Saint-Chamas, et de temps en temps les cultivateurs ramassent quelques monnaies de cuivre de la colonie Nimoise.

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